Valise à roulettes, je te hais

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en ordre de batailleOn la croise partout, sous différentes formes, tailles, couleurs. Dans les aéroports, les grandes surfaces, en ville, à la campagne, sur le chemin de l’école, du travail et dans les gares. Il s’en vendrait plus de deux millions par an dans l’Hexagone.

Quelle que soit l’heure, de la journée ou de la nuit, à l’arrivée ou au départ d’un train, chaque jour, c’est le même festival de valise à roulettes qui s’enclenche. Le bruit entêtant de centaines de petites roues sur le ciment, les passerelles en bois ou en acier vous vrille les tympans. Si vous ne faites pas attention, la probabilité de vous faire écraser les pieds, d’avoir les tendons sciés, ou de trébucher monte en flèche.

Si vous êtes pressé, éviter l’escalier mécanique. Le  flux de voyageurs peut être bloqué à tout moment par un voyageur qui s’arrête, sans crier gare,  pour chercher comment rentrer la poignée télescopique de sa valise  et en haut,  comment la sortir…

J’en suis conscient, cette haine n’a rien de rationnelle. Elle frise le ridicule. Il serait préférable d’apprécier cet objet pour le confort qu’il procure aux usagers. Mais c’est plus fort que moi. Je déteste cet objet. En particulier celle avec quatre roulettes, si facile à tirer, qui change de direction sans le moindre effort pour mieux faucher l’usager rêveur ou mal réveillé…

Ce lundi 3 mars matin, à l’aube,  j’ai failli craquer lorsqu’une quadra brune, aux lèvres pincées, tractant une grosse valise grise a commencé à faire d’innombrables allers et retours fiévreux autour de moi comme un papillon de nuit dans la lueur d’un réverbère.

A chaque passage, pour l’éviter,  je devais reculer d’un ou deux pas. Jusqu’au moment où bloqué par un mur, mes pieds n’ont pas échappé aux roulettes, déséquilibrant sa valise qui terminera sa course  sur une roue et dans les jambes d’un autre usager.

Madame…  criais-je alors excédé. Madame… Elle se retourne, interloquée.

Votre valise. Faut faire attention.  Vous n’arrêtez pas de me couper la route depuis dix minutes, de passer et repasser. Ça suffit.

Elle me regarde la mine défaite. Ne sachant que répondre. Profitant de l’annonce du départ imminent  du train, elle s’éclipse sans se retourner,  suivi de près par sa grosse valise.

4 réflexions sur “Valise à roulettes, je te hais

  1. Valises, caddies et enfants à roulettes, même un moine taoïste sortirait de ses gonds! Il ne manque que le bébé bruyant dans sa poussette encombrante pour atteindre l’extase de ce petit nerveux qui nous vient lorsque les plombs ont sautés! x)

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    • Caddies l’ancêtre de la valise a roulette… Je savais que pour trouver une réponse à ses problèmes fallait replonger dans son passer… J’ai du être traumatisé par une de ces choses à roulettes

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      • La roue, meilleure invention de l’Homme? Cela dépend de son usage! Piétons contre pneutons, que ces dernier soient dedans ou à côté, le traumatisme est millénaire et universel … archéopsychologie? Pédestres du monde, la thérapie nous attend-elle?! XD

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  2. Pingback: Communication SNCF | chroniquesdurail

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