Unbelievable, tout simplement incroyable

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Une série remarquable

C’est un fait, les gens ne lisent plus beaucoup dans les trains, les livres se font rares, les voyageurs réguliers ou occasionnels semblent préférer regarder des séries ou des films. Ils le font sur leurs téléphones, leurs tablettes, souvent même sur leurs téléphones… C’était le cas de ma jeune voisine du lundi soir 11 novembre…

Personnellement, si j’écoute beaucoup de musique en voyageant, je suis plutôt lecteur que spectateur, quand je ne dors pas… C’est justement ce je faisais lorsque ma jeune voisine m’a réveillé d’un coup de coude.

Excusez-moi, me dit-elle avec un sourire désarmant. J’ai eu peur… J’ai sursauté, ajoute-t-elle en riant.

Peur de quoi ? Je lui demande.

Elle commence à me parler avec une étonnante passion de la série qu’elle regarde sur la chaîne Netfix… Unbelievable. C’est amusant quelques heures plus tôt mes collègues évoquaient cette même série…

De retour chez moi, n’arrivant pas à dormir, je me laisse tenter… Une fois lancé, je me fait happer par l’histoire, le jeu des acteurs principaux et secondaires, la profondeur, l’intelligence de la mise en scène, des enchaînements…

Cette mini-série sortie sur Netflix le 13 septembre raconte l’histoire de d’une série de viols perpétrés entre 2008 et 2011 dont celui de Marie, une adolescente paumée, sans parents, qui affirme avoir été victime d’un viol par un homme armé, avant de se rétracter face à la pression de la police qui finira même par poursuivre la jeune fille en justice pour accusée de fausse déclaration de viol !

Cette histoire est adaptée d’un fait divers bien réel raconté par les journalistes américains T. Christian Miller et Ken Armstrong, dans article  An Unbelievable Story of Rape, prix Pulitzer.

Une affaire qui sera finalement résolue par deux enquêtrices, et le coupable arrêté.

Contrôleurs, parfois, je vous hais

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Le contrôleur de la SNCF serait-il vicieux par nature ou pire encore par vocation ? C’est ce que je me demande parfois le matin lorsque ces derniers me réveillent pour contrôler mon titre de transport… 

Si je me pose cette question c’est que je me suis rendu compte que certains et certaines d’entre eux semblent attendre que vous vous endormiez profondément pour passer à l’action… 

Mais pourquoi ? 

Éprouveraient-il un malin plaisir à vous réveiller? À vous surprendre l’air hagard, un filet de bave au coin des lèvres, entrain de vous demandez où vous êtes ? 

Une chose me semble certaine, pour assouvir ce plaisir ils doivent dispposer de petites caméras ou de détecteurs installés dans les sièges…. Un système redoutable car je me fais avoir à chaque fois. 

Certains sont plus doués que d’autres. Celui de ce matin était un mâitre. Il en aura fait des aller-retour, un sourire vicieux aux lèvres… J’ai tout essayé pour le confondre, je me suis même surpris à faire semblant de dormir. Raté. Un pro qui attendra patiemment que je sois bien endormi et en plein rêve pour venir me secouer l’épaule en me donnant du : « monsieur, monsieur votre titre de transport… » Contrôleurs, parfois je vous hais… Parfois seulement…

Petit matin brumeux

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Le train file dans le petit matin, fendant la brume. Des gouttelettes argentées perlent, zigzaguent et serpentent sur les vitres.

Le train file dans le petit matin à travers un paysages hérissé d’éoliennes qui veillent sur des champs tracés au cordeau et des terres nues qui attendent paisiblement l’hiver, le ventre offert aux vents et aux pluies d’automne.

Le train file dans le petit matin,  indifférent aux bouquets d’arbres jaunissants, aux interminables chemins de cailloux blancs bordés de tapis d’herbes rebelles menant à des villages isolés.  

Le train file dans le petit matin, des oiseaux noirs volent et virevoltent au ras du sol sous  un écrasant ciel de plomb. 

Le train file dans le petit matin, mes paupières s’alourdissent, mon regard se brouille. La nuit a été courte. Mon corps réclame son dû, je m’assoupis bercé par Tubular bells de Mike Oldfields. 

Elle avait poutant bien débuté cette journée

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Photo de Jan Prokes sur Pexels.com

Ma journée à bien débuté.

Couché à minuit, je me lève comme il se doit à 4 heures, dès la première sonnerie.

Une douche, deux crêpes protéinées (au beurre de cacahuètes !) et un café, plus tard je suis dans ma voiture qui démarre au quart de tour.

Le journal de la matinale de France Inter égrène les nouvelles du jour. Les cérémonies du débarquement, la recomposition de la droite française tiraillée entre le centre et l’extrême droite…

Mon journal est cité pour son papier sur le pneu sans air de chez Michelin, une révolution… Je souris en me regardant dans le rétroviseur. Je me dis qu’il est bientôt temps de passer chez le coiffeur.

Les rubriques de cette matinale me permettent de savoir où j’en suis dans mon trajet et surtout si je suis en retard. Aujourd’hui tout est parfait : j’attaque comme il se doit la 2 X 2 voies lorsque débute le journal d’outre-mer. Trente-quatre minutes plus tard, j’accède au parking longue durée de la gare TGV de Belfort en écoutant le deuxième extrait (pas terrible !) de la sélection musicale du jour… Parfait.

Le train est à l’heure… La voiture huit en tête. Le ciel couvert est plus frais que les jours précédents. Il ne pleut pas.

Je monte dans le train qui s’est arrêté pile poil au repère R.

Mon compagnon de route du jour, est une jeune fille souriante, polie, parfumée et jolie comme tout.

À peine installé, je m’endors, ouvrant un œil à Besançon, un deuxième à Dijon et les deux quelques minutes après Montbard, le temps de présenter mon titre de transport. Tiens, un contrôleur que je ne connais pas. Il sent l’eau de toilette, c’est fait un tatouage tribal dans le coup. Porte une gourmette dorée et un bracelet de grosses perles en bois. Il a de gros doigts et des avant-bras velus. Je me rendors.

Le train arrive à Paris comme il est parti, à l’heure. J’attends que tout le monde descende avant de me lever pour rejoindre la station de Velibs la plus proche. Je ne prends plus le métro ou le RER depuis des années préférant prendre un bon bol d’air pollué avant d’attaquer ma journée de boulot.

Je commence à douter de ma bonne étoile lorsque je dois changer quatre fois de vélo avant d’en trouver un en état de marche mais avec les premiers coups de pédales, la certitude d’attaquer une belle journée revient. Ce sentiment est si agréable que l’espace d’un instant, mon attention baisse provoquant un léger écart sur la piste cyclable suffisant en tout cas pour me voir gratifier d’un retentissant « Eh fils de pute, fais gaffe où tu roules ».

Curieux de savoir d’où ce jeune cycliste barbu tient de telles informations sur ma vieille mère, je tente de le rattraper. En vain. Mes vitesses sautent, le pédalier craque. Je suis bon pour trouver un autre vélo dès la prochaine station qui est vide, comme la suivante… Cette journée avait pourtant si bien débuté.

Quand ça vient pas…

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adult-blur-earphone-325525Voilà des mois que je n’écris plus. Lassitude ? Fainéantise ? Découragement ? Manque de temps ? D’idées ? Il y a certainement un peu de tout cela. Une chose est certaine, je voyage moins ces derniers temps et quand c’est le cas je suis tellement fatigué que je dors la plupart du temps. Ce qui avouons-le ne facilite pas la venue d’idées.

Ce soir comme avant-hier, je suis animé par de bonnes résolutions, mon ordinateur portable est s ur mes genoux ouvert. Preuve de ma détermination, je me suis même inscrit à un cours en ligne « offert » par WordPress pour devenir un blogueur digne de ce nom. Le cours s’intitule Learning the Fundamentals, littéralement Apprendre les bases.

Comme exercice pratique, on me demande de parler de moi, de ce qui m’amène à écrire.

Aaitlors, par où commencer ? Mes doigts restent en suspension au-dessus du clavier. Je croise mon reflet dans la vitre du wagon. T’as une sale gueule mon gars avec ton casque gris sur la tête, tes poches sous les yeux, tes rides et cette peau du cou toute  fripée… 

Derrière ce reflet peu inspirant, un paysage verdoyant défile sous un ciel bleu voilé. Sur l’autoroute A5 que nous suivons, les voitures qui roulent à un rythme différent, semblent flotter comme déconnectée. 

Rien à faire, les mots ne viennent pas. Le cliquetis des doigts de mon voisin qui s’agite sur son ordinateur me fait penser aux  courses effrénées des souris, certaines nuits,  dans le grenier au-dessus de ma tête. 

J’ai du mal à lui donner un âge avec sa barbe savamment taillée qui semble être là pour compenser son absence chronique de cheveux. 

Et puis merde. Je sors mon casque audio. Du bout des doigts je fais défiler la musique sur mon téléphone. Je passe plusieurs chansons avant de m’arrêter sur… When I am gone, the 3 Doors Down :   

There is another world inside of me that you may never see

There’s secrets in this life that i can’t hide

Somewhere in this darkness there’s a light that i can’t find…

Maintenant dodo…

 

La patience finit toujours par payer

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Le TGV qui me ramène à la maison file à travers la campagne sous un ciel bleu légèrement voilé. Lundi oblige, la voiture huit est pour ainsi dire vide.

Conséquence, c’est calme.

J’avais pourtant sorti mon petit calepin pour prendre des notes. Ajusté mes lunettes pour observer les personnes susceptibles de me fournir de la matière à chronique.

Mais rien ne se passe. Personne ne bronche. Pas une pour parler plus fort que les autres.

J’ai même enlevé mon casque audio à l’affût du moindre indice. Visiblement ce n’est pas aujourd’hui que je vais me remettre à écrire des chroniques comme je le faisais régulièrement il y a quelques mois.

Le temps file. Je suis l’évolution de notre voyage sur le site wifi.sncf/fr. Une idée pourrait jaillir de l’écran. Peine perdue.

Je finis par piquer du nez. L’une de mes activités favorites dans un train.

Une légère pression sur mon épaule me ramène à ma morne réalité.

Monsieur, excusez-moi… Normalement je suis assise à côté de vous, m’explique une petite femme rousse, potelée, d’une cinquantaine d’années.

Avant que j’aie le temps de retrouver l’usage de la parole, elle ajoute d’un sourire entendu et complice : « Bougez-pas, je vais m’installer ailleurs. Il y a plein de place… »

Sur ce, elle pivote lestement sur elle-même, enlève sa veste et s’installe sur la rangée de fauteuils à côté de moi.

Une fois assise, elle jette un œil à son téléphone puis nos regards se croisent. Elle sourit. C’est calme ce soir, chuchote-elle.

Eh oui.  C’était calme ce soir aimerais-je dire…

La SNCF abandonne son numéro surtaxé

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Le numéro d’appel de la SNCF, le 3635, ne changera pas. Mais le prix va baisser pour ceux qui l’appellent. « Avant l’été, le 3635, au lieu d’être un numéro surtaxé, va être un numéro normal », a annoncé Guillaume Pepy, le patron de la SNCF,  le 26 février sur RMC et BFMTV.

Ce changement veut permettre à ceux qui n’ont pas d’accès à l’Internet d’acheter des billets de train plus facilement. Il intervient alors que l’entreprise ferme progressivement ses boutiques et certains guichets de vente dans les plus petites gares.

Le numéro 3635 était jusqu’à présent facturé 40 centimes par minute, en plus du prix d’un appel local.