Confinés : petit voyage dans mes souvenirs

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Une fois la maison rangée ét réaménagée pour la 15e fois, la continuité pédagogique assurée, la balade réglementaire d’une heure effectuée, le pain cuit, la nouvelle recette de cuisine testée, la chronique du jour écrite, il ne me reste plus qu’à voyager dans mes souvenirs.

Le jour se lève. Le silence est tel que les aboiements des chiens du camp, pourtant à deux kilomètres du nôtre, semblent proches. Ceux de mon père se contentent de dresser nonchalamment les oreilles. Le temps est magnifique. Dans le ciel d’un bleu intense, les montagnes se détachent majestueusement à la lisière de la forêt. Arrivé sur place dans la nuit, je réalise en contemplant le paysage, combien tout cela me manquait. Voilà des années que je vis loin de cette vallée isolée des Rocheuses d’Alberta où j’ai passé ma jeunesse.

Les gens du camp attendent ta visite, dit mon père tout en nourrissant le feu de quartiers de bois bien secs, me ramenant à la réalité. Et à la raison pour laquelle je suis venu le rejoindre là où il vit depuis plus d’une dizaine d’années seul avec ses chiens.

Il y a quelques semaines, en effet, un appel d’un ami très proche m’a prévenu que la santé de mon père inquiétait les membres de cette communauté indienne. Qu’il fallait que je viennes. Il avait ajouté que le contexte marqué par de grosses pressions sur le camp de la part de compagnies forestières et pétrolières déterminées à exploiter les ressources natuelles au détriment des habitants n’arrangaient rien. « Ton père est têtu, il s’attaque à des gens puissants et prêts a tout pour le faire taire. Il faut que tu viennes pour lui faire entendre raison avant qu’il ne soit trop tard. Ses idées ne sont pas partagées par tout le monde. Il y a de gros enjeux financiers, des emplois, de l’argent facile… »

Il est 8 h 30, tu ferais bien d’y aller. Mon père revient à la ccharge tout en se mettant à scier du bois sec avec une régularité qui confine à l’obstination.  

Tu ne viens pas avec moi ? 

Non. Je préfère que tu y ailles seul. C’est toi qu’ils veullent voir. Je crois qu’ils en ont marre de m’entendre. Nos rapports se sont tendus ces deniers temps sourit-il. Je passe pour trop radical.

Une fois la soupe des chiens distribuée, le bois empilé, je me mets en route. La neige crisse sous mes bottes. Un couple de Wisky jack (geai gris) grassouillets m’accompagne, sautillant d’arbres en arbres. Ils cessent de me suivre à l’entrée du village. Ils attendront mon retour patiemment. 

La première maison, sur ma gauche, légèrement en retrait de la piste, est celle de Donald, le fils aîné de mon oncle Joe et chef du village. Tout est d’une propreté irréprochable. Donald, est certainement celui qui passe le plus de temps au camp. D’une jalousie maladive, il ne supporte pas qu’on regarde sa femme. Ici, il ne risque pas grand-chose. Personne n’oserait s’en approcher. Quatre de ses treize enfants jouent avec un scooter des neiges devant sa maison. Ils ne semblent pas faire attention à moi. Cela dit, je sais que dès que je serai passé, ils fonceront annoncer la nouvelle à leurs parents. Dans les dix minutes suivantes, tout le monde au camp sera au courant de mon arrivée. Je souris tout seul. 

De nouvelles maisons ont été construites, depuis mon dernier séjour. Parfois à côté des anciennes. Ce détail m’amuse. A mon époque, les gens du camp les brûlaient car elles attiraient les mauvais esprits. Décidément, même ici, à l’heure d’internet et des resaux sociaux, les temps changent ! 

Des chiens de différentes meutes viennent à ma rencontre. Les hostilités entre les différentes cessent. Les chefs et leurs lieutenants viennent la queue entre les jambes, la tête basse, en signe de respect.  

Un filet de fumée s’échappe de la cheminée de la maison de Joe et Dorothée. Etant les plus âgés, c’est par eux que toute visite doit commancer. Procéder autrement serait faire preuve d’un manque de respect totale. Joe est mon oncle adoptif. Les rideaux sont à peine ouverts. Un pick-up flambant neuf est garé devant la porte. Son moteur tourne au ralenti. Sur le plateau des jerricans vides sont entassés les uns à côté des autres.

L’approvisionnement en eau potable et bois de chauffage sont les deux activités principales des gens d’ici.  Il y a deux sources d’approvisionnement. L’une au Nord l’autre au Sud. Selon leurs goûts et leurs croyances, certaines familles vont à l’un ou l’autre. 

Même si les familles sont très proches l’une de l’autre, elles sont souvent en guerre. Pour éviter les mauvais sorts, et autres maléfices, elles évitent de s’approvisionner à la même source en même temps. 

Joe, va toujours au plus court, préférant la source proche est près de notre campement. Le plus souvent il en profite pour venir boire un café avec mon père.

Vue de l’extérieure, la maison de Joe et Dorothée est de plus en plus moderne. Le toit est couvert d’une sorte de toile goudronnée. Une énorme parabole est dans le jardin. Nous sommes bien loin des tentes et des tipis des premières années du camp. 

Au moment où je m’approche, la porte s’ouvre brutalement. Deux grands gaillards emmitouflés dans des combinaisons intégrales de scooter des neiges, sortent de la maison. Je reconnais les visages des cadets de la famille :  Paul et Lorny. 

Ils ont vieilli. Le visage émacié de Lorny trahit le tourment qui le ronge depuis des mois. Après le décès de l’un de leurs bébés, sa femme l’a quitté emmenant avec elle leurs cinq jeunes enfants. Paul quant à lui, est désormais un adulte, marié lui aussi et plusieurs fois papa, Une lueur d’innocence habite toujours la prunelle de ses yeux. Il a toujours été un chouette type, toujours de bonne humeur et généreux. Par son nom donné, en l’honneur de mon père, il a toujours eu une relation particulière avec nous. 

Lorny m’invite à entrer précisant : les parents t’attendent.

Le temps de me déchausser et mes yeux s’habituent à l’obscurité. 

Contrairement à beaucoup d’intérieurs Indiens, souvent dépouillés, la maîtresse de maison, Dorothée, en partie élevée par des religieuses, soigne la décoration. Les murs doublés en planches de Cèdre rouge sont tapissés de photos de famille et de calendriers offerts par l’administration de la réserve de Hobbema et par différentes stations services. De nombreux bibelots trônent sur les commodes. Détail encore plus inhabituel, les étagères d’une bibliothèque croulent de romans de la collection Arlequin. Dorothée est la seule personne du camp à lire. 

Joe et sa femme sont assis l’un en face de l’autre, au fond de la pièce, à la grande table de cuisine. Ici et là, des enfants que je ne reconnais pas jouent en me lançant des regards furtifs. Une des filles aînées de Joe, Om-si-mao, se tient au pieds d’une grande cuisinière à bois de fonte émaillée. Les manches de chemise retroussées, elle pétrit énergiquement de la pâte pour du bannock (pain Indien cuit au four). Une autre, Baby Girl, termine les mocassins d’un enfant. Des pièces d’un costume traditionnel de danse  d’un garçon sont posées soigneusement sur une chaise en face de la vieille machine à coudre Singer. Tout le monde lève la tête en me voyant entrer et chacune des personnes présentes  vient me saluer. 

Dorothée m’invite à m’approcher de la grande table.

Joe a beaucoup maigri et vieilli. Son teint est blême. Il semble ailleurs. On dirait qu’il n’a  même pas remarqué mon arrivée. Le regard dirigé vers la petite fenêtre carrée à sa droite, il contemple avec mélancolie la clairière nue qui s’étend devant sa maison entourée d’une solide clôture de planches bien droites. 

Dorothée m’attribue une chaise à la pointe du menton. 

J’acquiesce.  

Dorothée m’invite à m’approcher de la grande table.

Joe a beaucoup maigri et vieilli. Son teint est blême. Il semble ailleurs. On dirait qu’il n’a  même pas remarqué mon arrivée. Le regard dirigé vers la petite fenêtre carrée à sa droite, il contemple avec mélancolie la clairière nue qui s’étend devant sa maison entourée d’une solide clôture de planches bien droites. 

Dorothée m’attribue une chaise à la pointe du menton. 

Le vieil homme, explique-t-elle aussitôt, a des soucis qui l’empêchent de dormir.

J’acquiesce.  

Ce qui le tracasse par-dessus tout, c’est que les femmes ne s’intéressent plus à lui. Qui voudrait d’un vieux cow-boy usé comme lui ?

Qu’est-ce que tu racontes encore espèce de vieille chouette, bougonne Joe. Les propos moqueurs de son épouse le ramènent à la vie. Je peux te prouver le contraire quand tu veux.

Sa réaction provoque aussitôt un éclat de rire général. Au lieu de se démonter, Joe ajoute en haussant les épaules nonchalamment : « Je suis sûr qu’en France, il y a plein de belles et jeunes femmes, qui m’attendent. Il se tourne vers moi, sort sa pipe de sa poche. Tout en me fixant droit dans les yeux, il la bourre, l’allume, aspirant les premières bouffées avec contentement. Il ajoute : n’est-ce pas, Emmanuel ?  Quand est-ce que tu es arrivé ?

La nuit dernière. 

J’ai entendu passer votre camion vers une heure ou deux heures du matin. Je ne dormais pas, explique-t-il en se redressant dans sa chaise. Comment était la route ? demande-t-il sans détourner les yeux une seconde comme s’il craignait de laisser s’échapper quelque révélation importante. 

Pas trop mauvaise. La côte vers la rivière Brazeau n’est pas trop verglacée. Je suis monté sans difficultés particulières.  J’ai connu bien pire comme montée. Il y a même des fois où nous n’avons même pas pu monter… 

Joe rit en tirant sur sa pipe. Ce passage encaissé à 20 kilomètres du camp est la hantise des gens du camp. Été comme hiver il est toujours délicat à franchir, quand il n’est pas rendu impraticable par des coulées de boue ou de glace. Au camp, chacun a une histoire à raconter concernant ce passage.  

On dirait que le temps change, dis-je lançant une de ces conversations de paysan qui plaisent tant à mon oncle. Une interminable mélopée pleine de redites ou chacun approuve les paroles de l’autre : l’hiver qui n’en finit pas, les chevaux qui manquent de foin, les saisons qui n’en sont plus, les prédictions des anciens qui se vérifient… Malgré la futilité du sujet, Joe parle avec la lenteur mesurée d’un expert, dans un anglais des plus approximatif.

J’aimerais tant finir mes jours dans un pays sans hiver, dit mon oncle en soupirant. Je crois que je vais me prendre un billet pour Hawaii. Sans ma femme. 

Om-ci-mao, sa pâte à pain une fois prête, attise le feu dans la grande cuisinière en fonte. Baby-Girl et une autre des filles de Joe vont et viennent dans la pièce tirant de l’armoire des assiettes, des couverts, une jarre de sirop d’érable, du lait, du pain indien, du sucre, du beurre d’arachide, qu’elles posent sur la table.

Je souhaite que le temps reste froid jusqu’au mariage dans trois jours. Si la température remonte, les véhicules vont raviner la route. Joe marque une légère pose, tire une longue bouffée de sa pipe, les épaules jetées en arrière, les yeux fermés, il savoure l’instant. Exhale la fumée, puis demande : à propos, toi, tu es marié aussi ? 

Oui, il y a longtemps. 

On a jamais vu ta femme ou tes enfants. Pourquoi ? 

J’ai une grande  fille et trois garçon. 

Trois garçons, c’est bien ça ! acquiesce Dorothée d’un hochement de la tête appuyé de sons gutturaux. Mon aîné, Donald vient lui aussi d’avoir un petit garçon après douze filles, précise-t-elle aussitôt non sans une certaine fierté. 

Un guerrier de plus dans la famille surenchérit Joe. Son visage reprend des couleurs. Il était temps, j’en ai marre de toutes ces filles, peste-t-il. Pas moyen d’avoir la paix. Toujours en train de papoter à tord et à travers.  Elles me cassent les oreilles. 

De quoi te plains-tu ? Sur les quinze enfants que je t’ai donné, tu as cinq solides gaillards. Cela sans compter tes nombreux petits-fils. 

En guise de réponse, Joe se contente d’un grognement. D’une voix autoritaire, il exige qu’on nous serve le café et à manger.

Tu vois, cela t’arrange bien d’avoir beaucoup de femmes à la maison, enchaîne froidement Dorothée tout en essuyant  une tache sur la table avec le bas de son tablier de cuisine. Tu n’as qu’à mettre les deux pieds sous la table pour être servi. Tes fils, eux, à quoi te servent-ils ? Ils ne vont jamais à la chasse. Ils dorment jusqu’à midi et jouent toute la nuit. La plupart du temps ce sont mes filles qui tronçonnent, fendent et rentrent le bois. Ce sont-elles qui vont chercher de l’eau, et même nourrir tes chevaux…  et tout cela, en plus de notre travail quotidien. 

Une jeune fille d’une vingtaine d’année nous sert le café. Dorothée me demande si je la reconnais. 

Non, elle ne me dit rien, réponds-je en écarquillant les yeux. 

Ma surprise amuse tout le monde. 

Tu te souviens de Tédam, la fille aînée de Om-ci-mao ?

Oui.

C’est elle. 

Je n’en reviens pas. Je me souviens d’une petite fille boulotte toujours d’une humeur massacrante. J’ai devant moi une adolescente, coquette, mince, au visage resplendissant, respirant la bonne humeur. Ses yeux en amandes, me sont familiers.

Elle est bonne à marier, glousse Om-ce-mao, sa mère, qui revient d’une pièce voisine en poussant de la poussière et un amas de papiers avec son balai. Tédam s’approche, me serre mollement la main, en baissant les yeux pudiquement.

Le vieil homme a l’air très fatigué, lances-je prudemment à l’intention de Dorothée, alors que le corps de guingois, les jambes arquées, les bras ballants, Oncle Joe monte péniblement les escaliers jusqu’à la mezzanine où est installée leur chambre. 

Depuis la mort de son père, il croule sous les responsabilités, me fait-elle remarquer. Il n’était pas préparé à tout cela. Son père avait une trop grande personnalité. Il ne lui laissait pas la moindre initiative. Et puis les temps ont changé. Quand nous avons commencé, en 1968, le camp comptait de nombreux anciens. Toutes décisions étaient discutées lors des conseils tribaux. Ils s’en réunissaient quasiment tous les soirs. Aujourd’hui, il est le seul ancien avec ton père. Les jeunes ne les comprennent pas et ne les écoutent plus comme avant. Au début de ce camp, on avait dit pas de radios, de télévisions, pas trop de voitures. Pas de réseaux sociaux. Aujourd’hui, les jeunes préfèrent aller au supermarché que d’aller à la chasse. Ils passent leurs nuits à jouer aux jeux de hasard à fumer des cigarettes… Nos règlements interdisaient tout cela. Au train où vont les choses, notre camp ne va pas tarder à ressembler à ce qui se passe sur la réserve… Dorothée marque une pause, le temps d’ordonner à un de ses petits-enfants d’aller chercher du bois puis elle ajoute : nos jeunes se marient en dehors des réserves, leurs femmes préfèrent vivre, s’habiller,  se coiffer comme des blanches…. Nos fils se laissent manipuler au lieu d’écouter les anciens…

Je profite d’une pose pour lui faire des compliments sur le nouveau bâtiment communautaire à l’entrée du camp.

Elle acquiesce.

Depuis le temps que je l’attendais ! Elle semble très fière d’elle. Voilà des années que je demande à mes fils et mes petits-fils d’en construire un. Ils n’avaient jamais le temps, Mais grâce à Gary s’est fait. 

Gary ?

Oui, Gary Fitzpatrick de Calgary. 

C’est un blanc ? 

Oui, Gary est le grand patron de la compagnie Amoco. Il admire beaucoup ma famille et notre style de vie. Il nous a fait construire ce Hall par ses ouvriers à l’automne. Jamais des Indiens comme mes fils auraient fait de l’aussi bon travail. 

La remarque ne me choque ni ne la surprend. Mon père m’avait parlé déjà parlé de ce fameux Gary qui représente tout ce que mon père déteste le plus sur terre. 

L’ancien devenait trop petit et le toit commençait à céder, continue Dorothée sans hésiter. J’en suis très contente. Il est bien isolé au moins dans celui-là, on n’a pas froid. On peut organiser des powwow et des repas communautaires quel que soit le temps à longueur d’année. 

Elle me sort aussitôt une pile de photos de famille, d’une ancienne boîte de gâteau, retraçant la construction du fameux bâtiment qui se trouve à l’entrée du village et la fête que sa famille a organisé pour son inauguration. 

Sur de nombreux clichés un même couple de blancs pose, toujours souriant à pleines dents en compagnie de Joe et de sa femme. Je demande de qui il s’agit. 

C’est Gary  et son bras droit. Ils sont venus de Calgary pour  assister à notre fête. Cela. Gary est un homme bien qui aime et respecte notre culture, nos coutumes. . 

Bien sûr ! penses-je en moi-même. Les blancs ont toujours été très doués pour tromper les Indiens. En construisant ce bâtiment, gratuitement, ils achetaient le silence et la complicité des Indiens du camp. Mon père me racontait que certaines personnes du camp étaient même grassement payées pour servir d’intermédiaire entre la communauté et l’entreprise. 

La région regorge de matières premières : pétrole, gaz, schistes bitumineux, bois, anthracite, Un certain nombre de multinationales se partagent le magot et ne l’exploite tant qu’ils peuvent sans se soucier le moins du monde des répercussions éventuelles sur l’environnement. 

La compagnie pétrolière est là à la recherche de gisement de gaz de schiste. Le risque d’accident, elle n’en parle pas.  Dans la région, des émanations de gaz toxiques ont déjà fait des morts. Mais qu’à cela ne tienne, Wayne, le frère de Dorothée et sorcier officiel de la tribu leur a certifié qu’il n’y aurait pas d’accident. Il ne prend pas trop de risque, il n’habite que très rarement au camp, préférant le confort de la réserve. 

J’abandonne provisoirement le sujet sachant qu’il est délicat. Une des raisons des problèmes de mon père viennent en grande partie de ce désaccord avec la plupart des gars du camp sur ce sujet.  Tout le monde au camp sait ce qu’il en pense. La compagnie en premier. Ils seraient même à l’origines de menaces dont mon père a été la cible et qui expliquent ma présence dans la région aujourd’hui…

Une dernière rasade de café et je prends congé. Il me reste à rendre visite à Clara, la sœur de Joe. Elle habite seule avec l’une de ses filles un peu plus haut. Le temps est doux. La neige semble même fondre un peu en plein soleil. Je ne prends même pas la peine de fermer ma veste et d’enfiler mes moufles.

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