Petite sélection de romans pour les fêtes

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la-tendresse-de-l-assassinLa tendresse de l’assassin,
de Ryan David Jahn. Ed. Actes Sud Actes Noirs.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Vincent Hugon. 272 p., 22€

En 1964, à Dallas, un tueur fait irruption dans un appartement privé où il tue froidement et méthodiquement un couple sous les yeux d’un nourrisson, qui est son fils.

Vingt-six ans plus tard, ce dernier qui se souvient des moindres détails de ce jour dramatique, décide d’éliminer l’assassin dont il connait l’identité.

L’ancien tueur à gage a refait sa vie à Louisville où il gère une librairie. Au moment où ils se rencontrent un détective privé débarque et menace de révéler l’identité de l’ancien tueur à gage. Ce dernier se voit contraint de reprendre du service. Andrew obsédé par son désir de vengeance profite de cette occasion pour demander à son père de lui apprendre à tuer…

L’auteur de l’excellent Emergency 911,(Babel Noir), nous embarque dans une histoire qui peut sembler tirée par les cheveux racontée ainsi… Il n’en est rien. Alternant les allers et retours dans le passé, l’auteur nous propose un polar passionnant, intelligent et émouvant.

butchers-crossingButcher’s Crossing,
de John Williams. Éd. Piranha.
Traduit, traduit de l’anglais (États-Unis), par Jessica Shapiro. 296 p.,

Dans les années 1870, le jeune et enthousiaste Will, universitaire disciple de Ralph Waldo Emerson, décide de tenter la grande aventure dans l’Ouest sauvage. Parvenu à Butcher’s Crossing, une bourgade du Kansas, il se lie d’amitié avec un chasseur de bisons qui lui raconte ses exploits. Quelques semaines plus tard, il arrive à le convaincre de le laisser participer à une expédition dans une vallée inexplorée des montagnes du Colorado où se cacherait un troupeau… Il contribue même à son financement pour accélérer les choses… Une fois sur place, ils se retrouveront coincés par l’hiver…

Un petit roman dynamique qui entraîne le lecteur dans une étonnante et meurtrière partie de chasse dans des paysages à couper le souffle.

Le texan John Williams (1922-1994) est l’auteur de deux recueils de poésie et de trois romans fascinants : Butcher’s Crossing, Stoner et Augustus, couronné du National Book Award. Tombée dans l’oubli pendant presque quarante ans, son œuvre romanesque a été redécouverte dans les années 2000 grâce à la New York Review of Books aux États-Unis et à Anna Gavalda en France. Depuis, Butcher’s Crossing a été traduit dans une quinzaine de langues.

cvt_le-garcon_4265Le garçon,
de Marcus Malte.
Éd. Zulma. 544 p., 23,50 €

Marcus Malte, auteur d’une dizaine de romans et notamment de l’extraordinaire « Garden Of Love », n’a pas son pareil pour surprendre les lecteurs. C’est une fois encore le cas avec ce nouveau roman couronné par le prix Femina cet automne.

Le récit débute en1908 et se termine en 1938. Entre fresque historique et roman d’initiation, il raconte l’étonnante histoire d’un garçon quasi sauvage. Lorsque nous le découvrons, il vit dans le plus complet dénuement avec sa mère dans une contrée aride du sud de la France. Des humains, il ne connait qu’elle. Du monde, que les alentours de leur cabane. Lorsque sa mère, malade, meurt on l’imagine perdu. Il n’en n’est rien, il décide de partir à la découverte de l’inconnu. Il multiplie les rencontres et les expériences, bonnes et mauvaises, se retrouve confronté à l’horreur de la guerre.

Ce roman est époustouflant, qu’il s’agisse de la richesse lexicale, du rythme, et du style délicieusement anachronique… Le prix fémina qui l’a couronné à l’automne était plus que mérité.

ppm_medias__image__2016__9782226393081-xLa vie Idéale,
de Jon Raymond. Éd. Albin Michel.
Coll. Terres D’Amérique. Traduit de l’anglais (États-Unis), par Nathalie Bru.
318 p., 24 €

Damon et Amy, quittent Los Angeles pour aller vivre et travailler dans une ferme bio dans le Nord Ouest, étrangement baptisée Rain Dragon, le dragon de pluie. On y pratique une agriculture raisonnée. Au programme pour ce couple de trentenaire et les autres pensionnaires, « retourner à la terre » et « revenir à l’essentiel ».

Une expérience qui commence bien pour Amy qui s’intègre très rapidement à l’équipe et un peu plus difficilement pour son compagnon, moins enthousiaste. Le couple s’éloigne petit à petit.
On retrouve dans ce roman original, admirablement bien écrit, l’ambiance et les thèmes déjà présents dans Wendy et Lucy, un remarquable recueil de nouvelles publiées dans la même collection.

Un roman intelligent, au juste, équilibré, lyrique qui interroge sur les méthodes et les objectifs de ces projets alternatifs qui attirent tant de jeunes en quête d’un idéal de vie et qui révèle les malaises contemporains.

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