Depuis le 1er décembre, tout retard au-delà de 30 minutes est indemnisé par la SNCF

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Depuis le 1 er décembre, SNCF indemnise passagers des TGV et Intercités qui accusent un retard d’au moins 30 minutes à leur arrivée, quel qu’en soit le motif, une garantie «plus avantageuse» que la règle européenne en vigueur.

Jusqu’à présent, la SNCF dédommageait uniquement les passagers si le retard lui était imputable, y compris en cas de grève lorsque les horaires des trains étaient connus. Cette règle excluait les aléas externes comme les incidents météorologiques ou les actes de malveillance qui représentent un tiers des retards», selon la SNCF.

L’usager pourra faire une demande de dédommagement en ligne, sur le lien «garantie ponctualité» du site SNCF, dès l’arrivée du train. Il obtiendra «un bon d’achat en 48h» et pourra l’utiliser «sur tous les canaux» et «en plusieurs fois s’il le souhaite».

Le barème de l’indemnisation est le suivant :  25% pour un retard de 30 minutes à 2 heures, 50% entre 2h et 3h et 75% au-delà.

Selon la compagnie ferroviaire, le taux de régularité des TGV est de 89,8% depuis le début de l’année, celui des Intercités de 88,7%.

Une forte odeur de brûlé

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Dans le 6707 à destination de Belfort TGV.

Par fainéantise et crainte de raconter sans cesse la même chose, mes chroniques se font rares. Je vois, je note, et passe à autre chose en me souvenant avoir déjà évoqué ce type de situation. L’aventure du 29 septembre étant, en ce qui me concerne, inédite, je reviens sur les faits…

En rentrant ce soir-là à bord du TGV 6707 à destination de Mulhouse ville (j’entends la voix de Simone !), nous nous arrêtons à un quart d’heure de Dijon après avoir roulé au pas pendant quelques minutes (ce qui n’annonce jamais rien de bon !).

Jingle. Le contrôleur qui venait d’annoncer l’arrivée prochaine à Dijon, reprend la parole. Flegmatique, il explique que nous sommes arrêtés en pleine voie et qu’il ne faut surtout pas tenter d’ouvrir les portes… Soupirs, hochements de têtes, grimaces d’amertume, regards entendus… Les minutes passent. Dehors, tout est noir. Dans les allées, les bagages qui commencent à peser passent d’une main dans l’autre.

Jingle. Un problème de gestion du trafic en gare de Dijon est annoncé.

Tic-tac tic-tac. Jingle. Message solennel : « Des fumées et odeurs suspectes ont été détectées dans le tunnel de Blaizy-bas, long de 4 kilomètres. Nos équipes techniques et les pompiers se rendent sur place. Nous sommes bloqués sur place pour une durée indéterminée… » Le chef de bord, redonne la même information en anglais.

Les visages se ferment, les usagers regagnent leurs places la mort dans l’âme (j’adore cette expression !). Puis, les langues se délient, les voisins qui jusque-là s’ignoraient, échangent sur leurs situations personnelles… Ici, une correspondance compromise, là, un conjoint qui attend en gare…

Chacun y va de son interprétation. Derrière moi, un quinquagénaire, ventre plat et dents blanches, prend en charge ses jeunes voisines de retour d’une formation… Il a déjà vécu ce type de situation… Il voyage beaucoup, prend souvent ce train qui est toujours en retard.

Deux Suissesses quadragénaires, parfumées et sportives (une francophone et germanophone !) s’installent à côté de moi, elles étaient en première classe. Elles ont remonté le train pensant gagner du temps. Elles découvrent avec stupéfaction que la seconde n’est pas si inconfortable et mal fréquentée… Elles décident même de s’y installer. En attendant.

À peine assises, elles dégainent leurs smartphones, informent leurs proches du retard « indéterminé ». Avec l’accent allemand le mot gagne en intensité dramatique. Leurs mouvements synchronisés et fluides me fascinent…

Pendant près de quatre heures, les messages vont se succéder nous rendant compte, en Français et en anglais, de l’évolution de la situation… Les images des pompiers et des agents de la SNCF, pénétrant dans le tunnel en tenue, leur combat contre les flammes, puis leur retrait, vont défiler sous nos yeux.

Vers minuit trente, la situation dans le tunnel étant sous contrôle, les pompiers en route pour leur caserne, les agents vers leurs postes, le train va se remettre en route, progressivement, en tanguant. Bercé par la voix du chef de bord égrenant la liste des correspondances maintenues ou annulée, les heures d’arrivée dans les différentes gares, la mise en place de la garantie voyage, le remboursement du billet, je lutte contre l’envie de m’endormir et me retrouver à Mulhouse…

Quelques heures plus tard, curieux d’en savoir plus, je chercherai des informations sur internet. Le site du Bien public évoque l’affaire… Elle se résume à une fausse alerte incendie, une « double » inspection du site suspect par les pompiers, la paralysie du trafic ferroviaire pendant des heures et le déclenchement du plan ravitaillement…

Quand le contrôleur fume les usagers toussent et le train prend du retard

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Voyageons-sans-fuméeChaque jour, gare de Lyon, je vois des agents de la SNCF ou des policiers, rappeler avec plus ou moins d’insistance à des usagers que fumer est interdit partout dans la gare y compris sur les quais. Dans les trains cela fait longtemps que cette interdiction est en place… Pas pour tout le monde visiblement…

Un TER, reliant Nice à Menton (Alpes-Maritimes), est resté bloqué plus d’une heure en gare de Cap d’Ail après une altercation entre des passagers et une contrôleuse surprise en train de fumer dans son compartiment.

Selon le journel Nice-Matin, qui a révélé l’affaire : «Un passager a fait remarquer à la contrôleuse qu’elle devait arrêter de fumer. Elle a alors rétorqué que ce wagon était son bureau de travail et qu’elle y faisait ce qu’elle voulait».

Selon la SNCF, «le conducteur a déclenché la procédure d’alerte utilisée quand un contrôleur ne se sent plus en sécurité et refuse de repartir», immobilisant le train régional après «une altercation verbale entre des clients et la contrôleuse».

Un cessez-le -feu aurait finalement été signé et choses seraient rentrées dans l’ordre «au bout d’une heure de palabres» et «l’intervention des gendarmes».

Colis suspect sur le TGV 6707

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Jeudi 22 janvier, les passagers du TGV 6707 de 19 h 23  à destination de Mulhouse ont été obligés de quitter le train à cause d’un carton abandonné dans la voiture 7.

19 H 20, installé 

Je suis confortablement installé dans la voiture 8, en tête du train. Seul. Il ne fait ni trop chaud ni trop froid. La promesse d’un retour sympa.

19 H 23, retard

Bizarre. Pas le moindre message annonçant le départ imminent de notre train.

19 H24, quelque chose cloche.

Nous sommes toujours à quai. Je jette un œil par la fenêtre. Les hommes de la sureté ferroviaire discutent avec des agents de la SNCF qui font de grands gestes.

Message : le départ du train est retardé à cause d’une intervention des forces de l’ordre.

Personne ne réagit.

19 h 26, deuxième message

Message, le chef de bord demande à ce que le propriétaire du carton non identifié dans la voiture 7 se fasse connaître rapidement. Une légère clameur monte dans le compartiment.

19 h 27, évacuation

Un chef de bord rentre dans le compartiment invitant l’ensemble des passagers à descendre et à se diriger vers le hall 2 en attendant les instructions. La clameur se transforme en un indicible brouhaha.

Sur le quai les gens tentent d’en savoir plus, les agents de la sécurité, invitent les gens à rejoindre la gare sans tarder. Des messages provenant de différentes sources annoncent la présence d’un colis suspect sur le train à destination de Mulhouse et l’intervention des démineurs.

« Je vais voir les démineurs »

En descendant, chaque voyageur ou presque à son avis sur la situation, qu’ils s’empressent de partager au téléphone ou avec leur voisin du moment. Les masques tombent rapidement, les râleurs râlent, les goujats abusent, les inquiets vapotent ou fument, les parents restent aussi rassurants que possible. Des anciens évoquent leurs souvenirs d’une époque où tout se passait mieux… « Où y avait pas tout cela ».

A côté de moi, un homme aux yeux humides téléphone :« Moumoune dit aux enfants que je vais voir les démineurs ». Un autre lâche : « on est pas rentré… » Une petite dame aux cheveux argentés et aux yeux verts, parle toute seule en dansant d’un pied sur l’autre «  si je dois passer la nuit ici, je meure… »

19 h 45, changement de train

Un message nous invite à rejoindre le quai 15 où se trouve un train de remplacement.

20 h 00, départ

Les portes du TGV 67 07 se referment.

 

Un beau jour pour faire fortune ?

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railway-wallpaper-1280x960.jpgIl y a quelques jours, j’ai adhéré à la garantie voyage proactive de la SNCF (on dirait une marque de croquettes pour chiens! SNCF proactif pour avoir le poil luisant). Au delà de quinze minutes de retard je gagne de points « monnaie » sur ma carte Grand Voyageur PUS (le PLUS est important!)

Jusqu’à ce beau matin frais de décembre, je n’avais pas eu le moindre retard. Aujourd’hui, je cumule et  j’accumule.

1er train vingt minutes, second train quarante-deux minutes… A ce rythme ce soir je couche dans le train….

Un mois de décembre qui commence sur les chapeaux de roues. Seule ombre au tableau, j’ai du attendre entre les deux trains une bonne heure qui ne rentre pas dans la comptabilité SNCF. Pas plus que le double expresso à 2€ 60 avalé à la Gare de Dijon. Pour faire fortune faut investir.