Portraits de femmes face à leurs démons

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L’auteure de LaFille du train, un premier roman au succès retentissant, récidive avec un thriller psychologique peuplé de femmes confrontées à leurs démons.

 

Au fond de l’eau, de Paula Hawkin.
Éd. Sonatine, (Traduit de l’anglais par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner).
406 p., 22 €

Le premier roman de l’anglaise Paula Hawkins La Fille du train, publié en France chez Sonatine en 2015 (1) et adapté au cinéma en 2016, a connu un succès assez inhabituel. Plus de 20 millions de lecteurs se sont laissé séduire par l’histoire de Rachel, une trentenaire anglaise, alcoolique, trompée par son mari, au chômage, qui jour après jour continue de se rendre à son travail comme si de rien n’était… Lors de ses trajets en train, elle tue le temps en imaginant la vie des gens qu’elle aperçoit depuis la fenêtre jusqu’au jour où elle voit ce qu’elle n’aurait pas dû voir et décide de mener l’enquête… Un roman addictif, à trois voix, bien ficelé autour d’une trame originale. L’écriture est fluide, facile d’accès, engagée, elle embarque le lecteur dès les premières lignes…

Au fond de l’eau, le très attendu second roman de Paula Hawkins, est également et sans surprise un thriller psychologique. Cette fois, l’auteur multiplie les personnages féminins. Plus d’une dizaine à prendre la parole alternativement et six d’entre elles à la première personne, ce qui peut être un peu déroutant au départ.

La première à entrer en scène est Julia, alias Jules. Elle revient dans sa ville natale de Beckford contrainte et forcée. Sa sœur aînée, avec laquelle elle est brouillée depuis des années, s’est noyée dans la rivière qui traverse cette ville. De nombreux éléments laissent penser qu’il s’agit d’un suicide.

En cherchant à comprendre, elle apprend qu’elle écrivait un livre sur les mystérieuses noyades de femmes qui hantent cette ville depuis des siècles. La dernière en date étant la meilleure amie de sa fille, une adolescente rebelle dont Jules va devoir s’occuper alors qu’elle ne la connaît quasiment pas. Suicide ou meurtre, ce nouveau décès va déclencher une cascade de réactions…

Ce deuxième roman moins surprenant que le premier est toutefois bien ficelé avec de beaux portraits de femmes, ce qu’il faut d’atmosphères délétères, d’embrouilles, de secrets, de faux-semblants, de désirs et d’ambivalence pour faire passer aux amateurs de thrillers psychologiques un bon moment.

(1) Disponible en format poche Éd. Pocket, 456 p., 7,80 €.

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