La SNCF et RFF bientôt devant les juges pour la catastrophe de Brétigny

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cropped-rail_track3.jpgRéseau ferré de France (RFF) et la SNCF devraient être convoqués devant les juges, respectivement les 16 et 18 septembre, dans le cadre de l’enquête sur la catastrophe de Brétignysur-Orge (Essonne) qui avait fait sept morts et plus de 30 blessés le 12 juillet 2013. Les deux entreprises pourraient alors se voir signifier leur mise en examen en tant que personnes morales. « Nous avons bien reçu les convocations » , a indiqué le porte-parole de la SNCF, Patrick Ropert, qui rappelle que la compagnie ferroviaire avait, dès octobre dernier, évoqué la probabilité d’une telle étape judiciaire.

« Ces convocations sont très importantes, mais on attend maintenant de connaître la qualification » des éventuelles mises en examen, a déclaré de son côté Thierry Gomès, président de l’association d’entraide et de défense des victimes de cet accident. Pour la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs,

« l a SNCF va maintenant devoir répondre à des questions très précises. Notre seul souhait, c’est que la vérité ressorte et ce ne sera possible qu’avec un débat contradictoire. »

Au mois de juillet, des experts judiciaires avaient conclu à une insuffisance de la maintenance des infrastructures concernées par l’accident alors même que la gare de Brétigny, à 40 km de Paris, « était connue des services de la SNCF comme une zone à risque » . (Sources La Croix)

Des nouvelles pas très rassurantes de la SNCF

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Un an après la catastrophe ferroviaire de  Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne, qui a fait sept morts, un rapport d’experts met en cause la maintenance défaillante de la SNCF.

Le 12 juillet 2013, le train Paris-Limoges n° 3657 déraillait à l’entrée de la gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne) tuant sept personnes et en blessant des dizaines d’autres. Un an plus tard, deux experts judiciaires ont rendu un rapport qui met en cause l’entretien des voies par la SNCF et « l’état de délabrement » du réseau à proximité de la gare. D’après eux, si ce train ne s’était pas renversé, « le déraillement serait sans aucun doute arrivé quelques trains plus tard » .

Les deux experts écartent « formellement l’hypothèse d’un acte de malveillance » . C’est bien une éclisse mal fixée, sorte d’agrafe métallique entre deux rails consécutifs, qui a causé le déraillement du train. Le matériel « a péri par fatigue, vibrations, battement, défauts de serrage, usure » , écrivent-ils, « tous dommages relevant de la qualité de la maintenance » . Plus de 200 anomalies ont ainsi été relevées par les experts sur la portion de voie incriminée.

La plupart d’entre elles étaient « connues de la SNCF, sans pour autant qu’il y soit remédié de façon adéquate » . Les voies menant à la gare étaient d’ailleurs « connues des services de la SNCF comme une zone à risque ». Les conclusions des experts rejoignent en partie celles du Bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestre en janvier 2014 concernant les failles des règles de maintenance.