Grand Voyageur Le Club, merci pour vos applaudissements

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C’est fait. J’y suis. Je fais partie de l’élite. De la crème des voyageurs du quotidien. Je n’ai pas encore la carte en main pour prouver ce que je raconte mais cela ne devrait pas tarder.

Vert de rage contre la SNCF

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cartes fidelitePalpitations, fourmillements au bout des doigts, cœur qui s’accélère… Ce matin en ouvrant le courrier j’ai eu la surprise de recevoir la carte de fidélité de mon épouse. La carte Grand Voyageur Le Club dans un écrin doré avec un mot d’Agnès Ogier directrice Marketing SNCF Voyage.

C’est formidable ma femme n’aura pas à poiroter dans les courants d’air pendant des mois avant de pouvoir bénéficier de l’accès aux Salons Grands Voyageurs, elle aura droit aux boissons chaudes gratuites, aux magazines, aux sourires à l’accueil… Elle ne se fera pas refouler de ce même salon par une hôtesse méprisante parce qu’elle aura confondu les points statuts et les points monnaies… Elle ne verra pas ses points statuts s’évaporer à chaque fois qu’elle en passera de  Voyageur à grand voyageur et de grand voyageur à Grand Voyageur Plus…

Ce qui me surprend dans cette affaire, c’est qu’elle vient à peine de souscrire à un abonnement annuel à la SNCF sur son trajet quotidien Belfort Dijon (sur mes conseils)…  Qu’elle vient à peine de demander sa carte de fidélité (également sur mes conseils…)  Si je suis content pour elle, je suis vert de rage contre la SNCF.

Client forfait j’ai, depuis le mois de juillet, déjà payé à cette grande maison l’équivalent de plus de 5000 euros en abonnements. Sans compter les réservations (entre 60 et 70 € par mois, généreusement offertes avec l’abonnement annuel). Formule à laquelle je n’ai pas le  droit de souscrire pour d’obscures raisons que personne (à la SNCF)  n’est en mesure  de m’expliquer. Mais cela, j’en ai déjà souvent parlé… (lire posts précédents)

Et ça repart le train train du quotidien!

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CGV Mon forfait annuelDemain, mercredi, après une petite trêve de quelques jours, une parenthèse en images et dans les bois à préparer l’hiver prochain, le quotidien reprend le dessus. Le train train quotidien, ou le TGV TGV selon l’expression revue et adaptée.

Ce matin, petite piqure de rappel ou mise en bouche,  la poste m’a remis une lettre de la grande maison SNCF. Une réponse à un courrier que je leur ai envoyé le 2 février concernant leur gestion des abonnements au forfait.

La réponse est à la hauteur de la réputation de cette entreprise…  D’une phrase, ils me rappellent l’objet de ma lettre (ma « déception de le pas pouvoir bénéficier du Forfait annuel sur la relation  Belfort/Paris »). M’expliquent (ce que je savais déjà !) ensuite que ce que je demande (avoir accès au forfait annuel avec 450 réservations incluses et un prélèvement mensuel m’évitant de faire la queue à des guichets avec le risque d’oublier de renouveler mon abonnement…)  est « phase de développement ». Elle m’informe que mes remarques ont été portées « à la connaissance du responsable de la ligne concernée ».railway-wallpaper-1280x960.jpg

On me fait également comprendre combien mes « observations sont importantes car elle permettent à la SNCF de mesurer les difficultés rencontrées par ses clients ».

En guise de conclusion la conseillère Programme Voyageur, me conseille (c’est son métier)  de m’inscrire au blog de la Communauté AXE EST (qui ne concerne pas ma ligne !) depuis www.imaginetgv.com, pour « exprimer et partager » sur tous les sujets propres aux abonnés…

En gros, tout cela pour me dire qu’ils ne peuvent rien pour moi, car je ne  représente pas une priorité  pour leurs services et qu’en attendant je peux aller passer mes nerfs sur un site qu’ils contrôlent….

SNCF : à nous de vous faire détester le train…. (suite)

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-Lundi 10 mars.  A 6 h 01, ce matin, le train était à l’heure. Le ciel étoilé. A paris, deux heure trente plus tard,  le temps magnifique. Ça sent le printemps. Les zoziaux pépient gaiement. Dans les rues, des joggers joggent, des cyclistes pédalent, les automobilistes patientent.

Un temps  idéal pour aller payer mon loyer mensuel à la SNCF. 721 €, charges non comprises. La SNCF étant un « bailleur moderne », je suis à chaque fois  obligé de me déplacer et de faire la queue pour m’acquitter de mon dû.

Payer son dû

J’ai toutefois comme un nœud à l’estomac  ce matin. Un envie de dire à mon bailleur tout le bien que je pense de sa façon de traiter ses locataires. Si j’ai un contrat de trois ans avec de nombreuses obligations, la sienne se borne visiblement à me transporter d’un point à un autre. Mon confort, et celui des autres locataires n’a visiblement aucune importance.

Preuve en est ce retour du dimanche  9 mars,  à bord du TGV 6707 de 19 h23. L’un des voyages les plus pénibles qu’il m’ait été amené à vivre en bientôt  neuf mois d’allers et retours.

Retour de vacances

Pour la zone B, c’est le retour des vacances de février.  Le train s’annonce bondé. Lorsque j’arrive à la gare de Lyon après une journée de travail,  je constate que des centaines de  voyageurs attendent  que le numéro de quai s’affiche.  Des familles avec enfants, beaucoup de militaires de retour de permission et des touristes.

Ils devront patienter jusqu’à 19 H 10 avant de devoir  se précipiter vers le quai  C.  Où il leur  est annoncé par des agents de quai débordés que le train est en placement libre « après changement de matériel ». Précisant que les voyageurs doivent toutefois respecter leur classe de confort.  En  résumé libre de vous placer où vous pouvez  mais pas en première classe.

Comme un air de transhumance, les alpages en moins

La pagaille est à la hauteur de la surprise.  A quai, les contrôleurs, poussent les usagers à monter au plus vite dans le train comme des bergers aiguillonnent du bétail lors d’une transhumance.  A peine sont-ils à bord que les portes se referment.

Le convoi met en route malmenant ceux et celles encore nombreux dans les couloirs  à chercher une place.

« Ma » voiture déborde. Des touristes chinois animent bruyamment la deuxième partie de la voiture. Je ne sais pas ce dont ils parlent mais cela à l’air drôle à hurler de rire.

De mon côté, la perspective de passer un mauvais moment se profile sous la forme d’un petit garçon  aux cheveux frisés blonds de 5 ou 6 ans. Le débit de ses paroles, ses gestes précipités et son hyper activité ne laissent  rien présager de bon. Il de cesse de remuer dans tous les sens et de s’échapper rattrapé de justesse par la malheureuse qui l’accompagne.

Au départ , je pense que cette femme est sa mère et qu’elle n’a décidément aucune autorité sur lui. Mais lorsqu’elle tente la fermeté avec le petit diable, il la menace de dire à sa mère qu’elle  l’a frappé.

J’aime pas le tchou tchou

Pour faire court et ne pas accabler cette pauvre dame, que le petit diable surnomme « mémé », plus le temps passe plus la tension va monter et plus le petit diable se déchaîne :  coups de poings, de pieds, de tête, insultes, hurlements, menaces, gifles, noms d’oiseaux, placages hauts, bas … vont se succéder, ponctués par des pleurs  et des rires, des « je suis fatigué, je veux parler à ma maman, j’aime pas le tchou tchou et on arrive quand ? ».

Mémé encaisse. Alterne tendresse et fermeté, chantage. Le diablotin à sa réponse à toutes les situations…

 Au bout d’une heure à ce régime, seuls les touristes chinois semblent ne pas faire attention à ce qui se passe à la place 16.  Pour ce qui est  des autres passagers, le petit diable  finit par cristalliser toute l’attention. Chacun a «sa » solution au « problème ». De la plus radicale à la plus  douce et humaine.

J’avoue ne pas savoir quoi penser et encore moins quoi faire. Mais je me dis que si la SNCF avait  laissé  gens monter dans  tout le train au lieu d’en concentrer un maximum  dans un minimum d’espace, laissant  8 voitures vides en tête, la situation aurait peut-être été moins tendue et pénible

SNCF : à nous de vous faire  détester le train….