Le dimanche, la Sncf ressort ses tacots

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Au risque de me répéter, j’aime bien voyager en train. À deux exceptions, le vendredi soir et le dimanche. Le vendredi soir, les usagers ou clients que je croise d’ordinaire dans les gares et les trains sont très différents de ceux qui voyagent en semaine. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais la concentration d’excitation, d’irritabilité, d’irrespect au mètre carré est souvent à la limite de ce que je peux supporter. C’est la même chose, parfois en pire, le dimanche soir… On dirait que certaines personnes ont décidé de vous faire payer le  fait que leur weekend se termine.

Pour ce qui est du dimanche matin c’est souvent les conditions matérielles qui en sont la cause. Voilà des années que je fais les allers retours un dimanche sur deux et j’ai le sentiment que ce jour-là, la SNCF en profite pour ressortir les grands anciens, les malades, les bancals, histoire de leur faire prendre l’air. Je parle des trains bien entendu… Le TGV du 3 septembre en était la parfaite illustration.

Dès son entrée en gare avec une vingtaine de minutes de retard, liée à une « sortie tardive du dépôt, on comprenait que le carrosse censé nous transporter à Paris Gare de Lyon avait déjà bien vécu. A commencer par la motrice à la calandre constellée de bosses et rayures. À bord, le sentiment  de délabrement se confirmait à l’odeur entêtante de désinfectant mêlé à du produit de traitement des WC chimiques ; aux sièges usés à la corde ; à l’absence poubelles ; à certaines tablettes cassées, à la moquette souillée, à la clim bloquée en mode canicule pulsant un air glacial, aux messages du chef de bord ininterrompus par des grésillements et des absences. En arrivant à ma place, je constaterai que mon accoudoir droit était cassé et impossible à relever, tout comme le dossier… Je ne parles pas de la poussière et de la crasse dans les grilles d’aération, des taches suspectes au plafond… et de l’état lamentable des toilettes. Enfin de celles qui étaient encore en service une demi-heure après le départ… Mais là, je serai plus clément, conscient que viser juste dans un train qui tangue autant relève de l’exploit… Bonne journée

Les allers et retours reprennent

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#SNCF MON AMOUR, de Valérie Duclos.
Éd. Michalon. 260 p., 18 €

Les vacances sont terminées. Lundi j’ai fait mon premier aller et retour de la semaine avec plein de beaux souvenirs dans tête…

Quelques jours avant de me relancer, comme pour me motiver, je suppose, j’ai jeté un oeil sur les chroniques de Valérie Duclos avec laquelle je partage un certain nombre de points commun, nous sommes journalistes (elle dirige le service art de vivre de Version Femina!), parents et  surtout usagers intensifs de la SNCF…   Depuis dix ans, elle prend chaque jour  le train à Rouen en direction de Paris Saint-Lazare à 7 h 59.

Dans un savoureux recueil de chroniques #SNCF MON AMOUR, elle raconte ses aventures et autres « épreuves en tout genre qui n’ont pas manqué » : retards, grèves, les incivilités diverses et variées des autres usagers…

Si ses aventures me sont pour beaucoup familières au point d’avoir  l’impression de lire mes propres chroniques (les fautes en moins et le talent en plus), j’en recommande chaudement la lecture.  C’est plein d’anecdotes,  d’humour,  d’autodérision et bien écrit.