Mœurs, meurtres et politique au Nigeria, par Leye Adenle

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Pour son premier roman, cet auteur nigérian nous plonge dans les rues de l’une des villes les plus dangereuses du monde avec, au menu, des meurtres, des affaires de mœurs et de la politique.

Lagos Lady
de Leye Adenle
Traduit de l’anglais (Nigeria) par David Fauquemberg. Éd. Points policier. 396 p., 7,80 €

51MocXGUWDL._SX195_Le corps atrocement mutilé d’une jeune femme est jeté d’une voiture devant une boîte de nuit de Lagos, capitale du Nigeria. La police dépêchée sur place quelques minutes plus tard arrête toutes les personnes qui se trouvaient dans la rue. Parmi elles, un Britannique blanc, Guy Collins, en quête de sensations fortes. Journaliste pigiste pour un petit magazine en ligne, il est au Nigeria pour couvrir la campagne présidentielle qui débute.

Pour sauver sa peau, l’inconscient se fait passer pour un journaliste de la prestigieuse BBC. Alors qu’il est interrogé par le chef de la police, une mystérieuse et magnifique jeune Nigériane, Amaka, se disant avocate, s’arrange pour le faire sortir en se faisant passer pour une proche du ministre de la justice.

Une fois libre, le journaliste de pacotille apprend que son ange gardien est une étudiante en droit à la tête d’une association qui s’occupe des innombrables prostituées de cette ville. Persuadée qu’il travaille pour la BBC, elle lui demande en échange d’enquêter sur la mort de cette jeune femme qui semble avoir été victime du « juju », sorcellerie locale très répandue. Elle n’est pas la première femme à subir un tel sort… Il pourrait également s’agir d’une sombre affaire de trafic d’organes.

Faut-il le préciser, il faut avoir le cœur bien accroché si l’on décide de faire ce voyage dans l’une des villes les plus dangereuses du monde. L’auteur, dont c’est le premier roman, ne nous épargne pas grand-chose. S’il vit et travaille aujourd’hui à Londres, ce Nigérian d’origine, petit-fils d’un écrivain, connaît semble-t-il parfaitement le terrain. Ses personnages, principaux et secondaires, qu’il s’agisse des prostituées, des hommes politiques plus corrompus les uns que les autres ou encore des membres des ONG, sont particulièrement réalistes.

Ce qui fait l’intérêt de ce roman est la manière dont l’auteur évite de tomber dans le piège d’un manichéisme facile. Il arrive à donner de l’humanité y compris aux cas les plus désespérés. Le style de l’auteur, efficace, fluide, sans fioriture fait le reste. Le seul défaut de cette aventure serait toutefois de se terminer un peu trop vite.

 

La SNCF lance sa première bibliothèque digitale à bord

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Ce matin, j’ai reçu un communiqué de presse de la SNCF.  Trouvant l’idée intéressante j’ai décidé d’en dévoiler la teneur quitte à me transformer en attaché de presse de l’entreprise.

Depuis le 29 octobre,  la SNCF propose le service SNCF e-LIVRE pour enrichir le voyage des clients par la lecture à bord des TER et INTERCITÉS.

Cette bibliothèque digitale de 100 000 ouvrages offre un nouvel univers pour ces voyageurs, dont 95% utilisent déjà un outil numérique (tablette, smartphone…) durant leur trajet  selon une étude IFOP pour SNCF de juin 2015.

SNCF e-LIVRE est disponible gratuitement pour tous les voyageurs via une application et un site mobile. Son mode « hors ligne » permet de lire en toutes circonstances, même sans connexion internet.

Le voyageur peut ainsi accéder à 5 000 grands classiques de la littérature française et aux extraits de l’ensemble des ouvrages de la bibliothèque. Il peut également s’inscrire avec une adresse mail et bénéficier de l’intégralité des ouvrages en offre « Découverte » pour  quarante-cinq  jours.

À la fin de cette période d’essais, pour  conserver l’accès intégral aux 100 000 ouvrages, il faut s’abonner pour 9,90 €/mois, sans engagement. L’abonnement peut être interrompu à tout instant.

Si un membre inscrit ne souhaite pas s’abonner au bout de 45 jours ou si l’abonné suspend son abonnement, il retrouve un accès aux ouvrages classiques et aux extraits de l’ensemble de la bibliothèque.

Le service SNCF e-LIVRE est accessible depuis l’App Store & Google Play Store et sur Internet.

Que de belles rencontres !

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Hier matin, lorsque le réveil a sonné, vers 4 heures, j’ai bien failli ne pas lui obéir. Il faut avouer que grâce à une alerte à la bombe dont j’ai fait état dans un précédent billet, je suis arrivé beaucoup plus tard que prévu chez moi…

Il n’est pas toujours facile de se lever le matin, de sauter dans sa voiture, dans le TGV, puis le RER… Parfois la tentation de rester sous la couette est  dure a combattre. Mais au bout du voyage en train, chaque jour réserve des rencontres avec toutes sortes de personnalités plus intéressantes les unes que les autres. Que l’on peu parfois retrouver en dernière page de La Croix…

 

Marie-Hélène   Fraïssé

Marie-Hélène Fraïssé

Aikumalé Alemin, Wayanna de Guyanne

Aikumalé Alemin, Wayanna de Guyanne

Pauline Guéna et Guillaume Binet

Pauline Guéna et Guillaume Binet