Adieu la carte grand voyageur? IDPASS pour tous et porte-à-porte

Poster un commentaire Par défaut

IMG_0292Hier au boulot, des collègues bien intentionnés, « lecteurs » occasionnels de mon blog et de mes interminables aventures avec mes différentes cartes d’abonnement m’ont fait savoir que la SNCF envisageait de supprimer la carte Grand Voyageur…

Après avoir fait comme si cette info ne me faisait ni chaud ni froid, je me suis précipité sur l’excellent article de mon confrère annonçant cette réforme à venir à la SNCF.

En réalité, annonce l’article, toutes les cartes seront fusionnées en une seule, un IDPass, qui portera à la fois les billets, la carte Voyageur et les cartes commerciales. De même, les différentes applications mobiles de la SNCF seront fondues en une seule dans les prochaines années. Les TER sont aussi le champ d’expérimentations diverses comme cette bibliothèque électronique de livres à télécharger sur la ligne Metz-Luxembourg.

La philosophie du « porte-à-porte »

La compagnie ferroviaire a insisté sur la philosophie du « porte-à-porte », c’est-à-dire sur les offres conjuguant moyens de transports et services avant ou après le train. C’est par exemple le covoiturage de courte distance, avec IDVroom (ex 123envoiture.com). Ou encore l’expérimentation à Lyon d’un service de parking gratuit pour les voyageurs Ouigo s’ils acceptent que leur voiture soit louée pendant leur absence à d’autres usagers.

Selon Guillaume Pepy, ces activités doivent « consolider » le transport collectif en utilisant toutes les convergences possibles : « Notre ennemi, ce sont les premiers kilomètres. Il faut convaincre le plus possible de voyageurs de quitter leur voiture pour emprunter un train. »

 

 

 

Lutter contre la fraude, une priorité pour la SNCF

Poster un commentaire Par défaut

controleur-SNCFLa SNCF estime que la fraude lui coûte au moins 300 millions d’euros par an pour la SNCF : 100 millions pour les Transilien en Ile-de-France, 100 millions pour les grandes lignes, et 100 millions pour les TER. La RATP quant à elle estime ce coût à 100 millions d’euros.

« On peut pas rester dans la situation où on est aujourd’hui, où, en réalité, de plus en plus de gens qui paient se posent la question de savoir pourquoi payer ? » prévenait début septembre Guillaume Pepy, le président de SNCF lors d’une conférence de presse.

La lutte contre la fraude sera l’une des priorités de la SNCF pour l’année « Il y a certaines lignes TER où le système est un système de fuite généralisée (…), on se rend compte qu’il y a seulement une personne sur deux qui a le bon billet et qui a payé », a ajouté Guillaume Pepy qui ajoute que la fraude « devient un problème de société en France, qui est extrêmement lourd, non seulement pour la boîte, mais pour ceux qui paient. On n’en a pas fini avec ce sujet-là, ça commence. Et ce qui est terrifiant, c’est que c’est un problème français ».

Il a précisé que le plan de lutte qui doit être annoncé prochainement « va comporter quelques petits éléments de gêne, mais c’est à ce prix là qu’il faut protéger le service public ». Avant goût de ces mesures, depuis le 2 septembre, les billets TER et Intercités ne sont plus  valables que sept jours, et non plus soixante et un jours. Il s’agit de lutter contre la « multi-utilisation » du même titre de transport.

Lettre à Guillaume Pépy, président de la SNCF

Commentaires 7 Par défaut

Monsieur Guillaume Pépy
Président de la SNCF
2 place aux Etoiles,
93200 Saint Denis
Monsieur le Président,

05-pepy-030_v2Journaliste, j’effectue quotidiennement des allers et retours entre la Haute-Saône où j’habite et Paris. Je pars le matin de la gare de Belfort Montbéliard TGV en direction de Paris Gare de Lyon.
Je suis titulaire d’un abonnement forfaitaire mensuel de 721 € (auxquels s’ajoutent les réservations obligatoires de 1,50 € soit environ une moyenne de 60 €/mois).
Depuis des mois, je demande à bénéficier d’une formule plus avantageuse : le forfait annuel. En y souscrivant, j’aurais accès à 450 réservations incluses, un espace de réservation dédié, le droit de prendre le train suivant et celui d’avant en cas d’imprévu, et d’être prélevé automatiquement… Une formule qui m’éviterait également d’avoir à faire la queue chaque mois pour renouveler mon forfait, avec le risque d’oublier et de devoir fournir à mon entreprise un justificatif pour toucher l’indemnité transport.
Pour d’obscures raisons, je n’y ai pas droit. Ce type d’abonnement est réservé à un certain nombre parcours.
Ainsi, les usagers entre Belfort TGV et Besançon ; Belfort TGV et Dijon ; entre Besançon et Paris Gare de Lyon;  Dijon et Paris Gare de Lyon…. y ont droit. Pas ceux qui habitent à vingt-cinq minutes de Besançon.
Lorsque je demande des explications aux guichets, au service clients, aux agents de bord… personne n’est en mesure de m’expliquer ce qui pose problème. On me répète inlassablement qu’il faut que je sois patient. Qu’un jour, j’y aurai droit.
Lorsque je suis allé payer mon loyer mensuel à la SNCF, début avril, l’un de vos agents, à qui je faisais part de mon agacement, m’a suggéré « de me rapprocher géographiquement de mon lieu de travail » si je n’étais pas satisfait ajoutant qu’il y avait « à la SNCF d’autres urgences ».
En attendant, je continue de payer environ 230€/mois de plus que titulaire d’un forfait annuel (à titre d’exemple le forfait annuel entre Besançon et Paris Gare de Lyon est actuellement de 545 €). Une situation que je trouve injuste pour tous les usagers qui seraient en droit de prétendre à cet abonnement.
En vous remerciant à l’avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Emmanuel Romer