SNCF 2017 : fréquentation en hausse, régularité en baisse

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AdobePhotoshopExpress_2017-05-12_19-25-20+0200Après plusieurs années de baisse, la tendance s’est inversée et la SNCF a transporté 82 millions de passagers de plus en 2017 par rapport à l’année précédente, dont 10 millions dans les TGV. Au total, le nombre de voyageurs a dépassé 1,7 milliard.

Dans le détail, la fréquentation a progressé de 10% dans les TGV (grâce notamment au service à petits prix OuiGo et à l’accélération des trajets vers l’Aquitaine et la Bretagne), de 8% dans les Intercités et de 4,6% dans les TER. Dans la région parisienne, le Transilien (train de banlieues et RER) a transporté 1,26 milliard de personnes sur l’année (+3,2%).

Plus de retards

Côté régularité,  les performances de 2017 sont médiocres: -1 point pour les TGV à 88,7% de trains considérés à l’heure, -0,9 point pour les Intercités à 87%, +0,3 point pour les TER à 90,5% et -1,1 point à 88,4% pour le Transilien (la SNCF considère qu’un train est à l’heure s’il a moins de 5 minutes de retard pour un trajet inférieur à 1 heure 30, de 10 minutes pour un trajet de 1 heure 30 à 3 heures et de 15 minutes pour un trajet supérieur à 3 heures).

Une année record pour Guillaume Pepy

4,5 millions de trains de voyageurs ont circulé sur l’année, un chiffre en hausse de 1,3%. L’Ile-de-France concentre 40% des circulations et 70% du trafic voyageur national, sur 10% du réseau.

Le président de la SNCF Guillaume Pepy  a déclaré le 15 janvier que 2017 avait été «une année record» pour son groupe en dépit des incidents qui ont paralysé des gares parisiennes en décembre. « Le mois de décembre a été difficile, ça c’est clair, mais l’année est une année record! »

2018 une année charnière pour le système ferroviaire français

Le patron de la SNCF annonce que 2018 sera «une année charnière pour le système ferroviaire français», avec la «réforme systémique» voulue par l’Etat, et qui doit être annoncée au printemps.

Il donne la priorité cette année à la sécurité, à la robustesse du réseau malgré les très nombreux travaux en cours, et à l’information aux voyageurs, annonçant «une année 200% client».

 

Adieu la carte grand voyageur? IDPASS pour tous et porte-à-porte

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IMG_0292Hier au boulot, des collègues bien intentionnés, « lecteurs » occasionnels de mon blog et de mes interminables aventures avec mes différentes cartes d’abonnement m’ont fait savoir que la SNCF envisageait de supprimer la carte Grand Voyageur…

Après avoir fait comme si cette info ne me faisait ni chaud ni froid, je me suis précipité sur l’excellent article de mon confrère annonçant cette réforme à venir à la SNCF.

En réalité, annonce l’article, toutes les cartes seront fusionnées en une seule, un IDPass, qui portera à la fois les billets, la carte Voyageur et les cartes commerciales. De même, les différentes applications mobiles de la SNCF seront fondues en une seule dans les prochaines années. Les TER sont aussi le champ d’expérimentations diverses comme cette bibliothèque électronique de livres à télécharger sur la ligne Metz-Luxembourg.

La philosophie du « porte-à-porte »

La compagnie ferroviaire a insisté sur la philosophie du « porte-à-porte », c’est-à-dire sur les offres conjuguant moyens de transports et services avant ou après le train. C’est par exemple le covoiturage de courte distance, avec IDVroom (ex 123envoiture.com). Ou encore l’expérimentation à Lyon d’un service de parking gratuit pour les voyageurs Ouigo s’ils acceptent que leur voiture soit louée pendant leur absence à d’autres usagers.

Selon Guillaume Pepy, ces activités doivent « consolider » le transport collectif en utilisant toutes les convergences possibles : « Notre ennemi, ce sont les premiers kilomètres. Il faut convaincre le plus possible de voyageurs de quitter leur voiture pour emprunter un train. »

 

 

 

Lutter contre la fraude, une priorité pour la SNCF

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controleur-SNCFLa SNCF estime que la fraude lui coûte au moins 300 millions d’euros par an pour la SNCF : 100 millions pour les Transilien en Ile-de-France, 100 millions pour les grandes lignes, et 100 millions pour les TER. La RATP quant à elle estime ce coût à 100 millions d’euros.

« On peut pas rester dans la situation où on est aujourd’hui, où, en réalité, de plus en plus de gens qui paient se posent la question de savoir pourquoi payer ? » prévenait début septembre Guillaume Pepy, le président de SNCF lors d’une conférence de presse.

La lutte contre la fraude sera l’une des priorités de la SNCF pour l’année « Il y a certaines lignes TER où le système est un système de fuite généralisée (…), on se rend compte qu’il y a seulement une personne sur deux qui a le bon billet et qui a payé », a ajouté Guillaume Pepy qui ajoute que la fraude « devient un problème de société en France, qui est extrêmement lourd, non seulement pour la boîte, mais pour ceux qui paient. On n’en a pas fini avec ce sujet-là, ça commence. Et ce qui est terrifiant, c’est que c’est un problème français ».

Il a précisé que le plan de lutte qui doit être annoncé prochainement « va comporter quelques petits éléments de gêne, mais c’est à ce prix là qu’il faut protéger le service public ». Avant goût de ces mesures, depuis le 2 septembre, les billets TER et Intercités ne sont plus  valables que sept jours, et non plus soixante et un jours. Il s’agit de lutter contre la « multi-utilisation » du même titre de transport.

Lettre à Guillaume Pépy, président de la SNCF

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Monsieur Guillaume Pépy
Président de la SNCF
2 place aux Etoiles,
93200 Saint Denis
Monsieur le Président,

05-pepy-030_v2Journaliste, j’effectue quotidiennement des allers et retours entre la Haute-Saône où j’habite et Paris. Je pars le matin de la gare de Belfort Montbéliard TGV en direction de Paris Gare de Lyon.
Je suis titulaire d’un abonnement forfaitaire mensuel de 721 € (auxquels s’ajoutent les réservations obligatoires de 1,50 € soit environ une moyenne de 60 €/mois).
Depuis des mois, je demande à bénéficier d’une formule plus avantageuse : le forfait annuel. En y souscrivant, j’aurais accès à 450 réservations incluses, un espace de réservation dédié, le droit de prendre le train suivant et celui d’avant en cas d’imprévu, et d’être prélevé automatiquement… Une formule qui m’éviterait également d’avoir à faire la queue chaque mois pour renouveler mon forfait, avec le risque d’oublier et de devoir fournir à mon entreprise un justificatif pour toucher l’indemnité transport.
Pour d’obscures raisons, je n’y ai pas droit. Ce type d’abonnement est réservé à un certain nombre parcours.
Ainsi, les usagers entre Belfort TGV et Besançon ; Belfort TGV et Dijon ; entre Besançon et Paris Gare de Lyon;  Dijon et Paris Gare de Lyon…. y ont droit. Pas ceux qui habitent à vingt-cinq minutes de Besançon.
Lorsque je demande des explications aux guichets, au service clients, aux agents de bord… personne n’est en mesure de m’expliquer ce qui pose problème. On me répète inlassablement qu’il faut que je sois patient. Qu’un jour, j’y aurai droit.
Lorsque je suis allé payer mon loyer mensuel à la SNCF, début avril, l’un de vos agents, à qui je faisais part de mon agacement, m’a suggéré « de me rapprocher géographiquement de mon lieu de travail » si je n’étais pas satisfait ajoutant qu’il y avait « à la SNCF d’autres urgences ».
En attendant, je continue de payer environ 230€/mois de plus que titulaire d’un forfait annuel (à titre d’exemple le forfait annuel entre Besançon et Paris Gare de Lyon est actuellement de 545 €). Une situation que je trouve injuste pour tous les usagers qui seraient en droit de prétendre à cet abonnement.
En vous remerciant à l’avance de l’attention que vous voudrez bien porter à ce courrier, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

Emmanuel Romer