Aucun train à Paris-Gare de Lyon et Bercy le week-end du 18 mars

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IMG_0279Le week-end des 18-19 mars 2017 aucun train ne circulera au départ ni à l’arrivée des gares de Paris-Gare de Lyon et Bercy. Raison invoquée : la modernisation d’aiguillages datant de 1930.  Voilà bien un week-end où je suis censé travailler qui s’annonce compliqué. 

Ces travaux  auront des conséquences pour les usagers des TGV, Intercités, TER, d’une ligne de Transilien et du RER D, qu’il s’agisse de suppressions de trains ou du transfert de départs et d’arrivées vers d’autres gares.

Le RER A (qui dessert également la Gare de Lyon!) n’est pas concerné. Les lignes de métro circuleront normalement.

A l’origine de cette fermeture, une «opération majeure de modernisation du réseau ferré» . Il est question  « de rénover les commandes de systèmes d’aiguillage en les regroupant dans des tours de contrôle ferroviaire». Les deux postes actuels datent de 1930», ne sont plus  adaptées aux exigences de qualité et de trafic, même ‘ils marchent bien. ».

La SNCF a promis de «mettre en place un accompagnement des voyageurs (…) afin de leur permettre d’effectuer leur voyage et, lorsque ce sera nécessaire, de leur proposer des alternatives».

Les informations seront disponibles à partir du 18 décembre (date d’ouverture des ventes pour cette période) en gares, sur l’ensemble des canaux de distribution et des applis SNCF, et auprès des agences de voyages».

Petit tour d’horizon des perturbations à prévoir

Le RER D ne circulera pas entre Châtelet-Les Halles et Villeneuve-Saint-Geo
rges, entre Juvisy et Corbeil-Essonnes via Ris-Orangis et entre Corbeil-Essonnes et Melun.

La ligne R de Transilien ne circulera pas jusqu’à Paris Gare de Lyon mais aura pour terminus Juvisy. Les fréquences des deux lignes seront significativement réduites, prévient la SNCF en conseillant d’emprunter la correspondance via le RER C.

Les TGV, Intercités et TER Bourgogne desservant habituellement Paris Gare de Lyon et Paris Bercy Bourgogne Pays d’Auvergne circuleront, à l’exception des lignes TGV vers Mulhouse via Dijon et Besançon et vers l’Espagne et l’Italie et des lignes TER vers Dijon.

Marseille et la Côte d’Azur seront desservis depuis la gare de l’aéroport Charles de Gaulle 2 TGV; Lyon le sera depuis Marne-la-Vallée; la Suisse depuis la Gare de l’Est ; Grenoble et les Alpes depuis Versailles-Chantiers; les TGV Languedoc depuis Montparnass; les Intercités et TER Bourgogne depuis Paris Austerlitz.

Depuis le 1er décembre, tout retard au-delà de 30 minutes est indemnisé par la SNCF

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Depuis le 1 er décembre, SNCF indemnise passagers des TGV et Intercités qui accusent un retard d’au moins 30 minutes à leur arrivée, quel qu’en soit le motif, une garantie «plus avantageuse» que la règle européenne en vigueur.

Jusqu’à présent, la SNCF dédommageait uniquement les passagers si le retard lui était imputable, y compris en cas de grève lorsque les horaires des trains étaient connus. Cette règle excluait les aléas externes comme les incidents météorologiques ou les actes de malveillance qui représentent un tiers des retards», selon la SNCF.

L’usager pourra faire une demande de dédommagement en ligne, sur le lien «garantie ponctualité» du site SNCF, dès l’arrivée du train. Il obtiendra «un bon d’achat en 48h» et pourra l’utiliser «sur tous les canaux» et «en plusieurs fois s’il le souhaite».

Le barème de l’indemnisation est le suivant :  25% pour un retard de 30 minutes à 2 heures, 50% entre 2h et 3h et 75% au-delà.

Selon la compagnie ferroviaire, le taux de régularité des TGV est de 89,8% depuis le début de l’année, celui des Intercités de 88,7%.

L’hommage à la boxe de Daniel Rondeau

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Avec pas mal de retard (j’ai lu cet essai avant l’été!) j’invite à découvrir ce remarquable essai de Daniel Rondeau, sur la boxe, un sport que cet écrivain à commencé à pratiquer il y a une dizaine d’années,  « à l’âge où les autres décrochent,  » à 56 ans…


daniel-rondeauBoxing-club,
de Daniel Rondeau,
Éd. Grasset. 134 p. , 14 €

« La passion de la boxe m’a frappé sur le tard et sans avertissement », écrit Daniel Rondeau dans le chapitre qui introduit ce remarquable petit essai sur le noble art.

Il commencé à pratiqué  ce sport à 56 ans. Et  depuis, il s’entraîne « dans une grange » où il a pendu son sac. « Une petite séance de décrassage quotidienne, seul. Et une fois par semaine, plus longuement, avec le coach «  , Jérôme Vilmain, du Boxing-club d’Epernay, au coeur du Pays de Champagne.

Un sport et une pratique, explique-t-il toujours dans « l’introduction », qui lui « aère la tête », « libère » en lui une « force insoupçonnée » et lui « confère un sentiment de légèreté ».  La boxe lui « donne du punch pour m’installer , affuté, à ma table de travail. »

Dans  ce livre surprenant d’une centaine de pages, l’auteur, Lorrain de naissance, ex-diplomate,  éditeur, ancien journaliste parle de son lien avec la boxe et ses vedettes, de sa représention dans la littérature, mais aussi et surtout des boxeurs (hommes et femmes), des entraîneurs,  du rapport avec la douleur,  le dépassement de soi, la recherche du geste parfait, « du courage qu’il faut pour gagner et aussi pour perdre, de la « courtoisie » du vainqueur et de la « générosité » du vaincu, des souffrances « inédites », du sac de frappe (« miroir du boxeur »),  qui vous « renvoie vos faiblesses »… 

Le rôle social du noble art est également à l’honneur à travers les initiatives de Jérôme Vilmain, le coach de ce modeste club aux résultats  étonnants.  Ce petit livre vif et subtile sur ceux qui « dansent avec leurs ombres » pour parfaire leur technique est un très bel hommage à ce sport.

 

Rencontre avec un petit club de boxe de province

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p1000998La boxe, un sport que j’ai redécouvert tardivement à plus de 50 ans, m’apporte énormément au quotidien. Ce petit film que j’ai réalisé n’a pas d’autre prétention que de rendre hommage au noble art et à ce club franc-comtois créé en 1995 par un entraîneur au grand coeur, Gille Stenegri.


Chaque semaine, le mardi et le jeudi, de 18 heures a 21 heures, la salle de combat et d’arts martiaux de Lure, en Haute-Saône, retentit des cris d’enfants et instructions de Gilles Stenegri,  le coach.

Ce dernier,,  52 cette année a créé ce club en 1995, à Roye, une petite commune proche du site d’aujourd’hui, « à la demande de jeunes de son quartier qui connaissaient son palmarès de boxeur et karatéka. »

Le full Contact, principale discipline enseignée dans ce club associe la boxe anglaise et le Karaté. Un sport qu’il a commencé à pratiquer à l’armée dans les commandos.

Gilles enseigne 7 disciplines du Muay Thai au Kick boxing en passant par le chauss fight et la Self défense. Sa petite sœur, et ancienne élève du club, Sandrine est également monitrice diplômée,  elle enseigne principalement  l’aérokick, une pratique de la boxe « sans contact, mais très physique, précise Gilles.

Le club compte près d’une centaine de licenciés de 6 ans (l’âge légal pour débuter ce sport) à plus de 50 ans.  Chaque année une dizaine d’entre-eux participent à des compétitions régionales et nationales.  De nombreux boxeurs issus de ce club, ont remporté des titres  au plus haut niveau, comme Sabrina Hassene, David Marchandot, Maxime Clerc, Mehdi Nettour et bien d’autres…

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Le nouveau polar ethnologique d’Olivier Truc

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Après Le Dernier Lapon, Le détroit du loup, le plus nordique des écrivains français (affirmation non vérifiée) revient avec une troisième aventure de la police des rennes… Un polar prenant, documenté et militant sur les difficiles relations entre les Samis, (Sames, ou Lapons) et les populations scandinaves… 


montagne-rouge-def-hdLa Montagne Rouge
d’Olivier Truc.
Éd. Métailié Noir. 500 P., 21 €

Comme chaque année, à l’automne les éleveurs Samis se regroupent pour l’abattage des rennes. À cette occasion, dans le sud de la Laponie, dans un enclos boueux de la Montagne rouge, des ossements humains sont découverts.

Klemet et Nina de la police des rennes (lire Le dernier Lapon, 22 prix dont celui des lecteurs quai du Polar 2013 et Mystère de la critique de la même année et Le détroit du Loup, aujourd’hui disponibles en Points poche) sont chargés de l’enquête. Pour cette unité chargée de contrôler l’élevage des rennes en Laponie et les conflits avec le reste de la population, la mission s’annonce tendue et minée. À cause des conditions climatiques et d’un procès à la Cour suprême de Stockholm opposant les exploitants forestiers aux Lapons.

Procès dont l’enjeu est le droit à la terre et l’accès aux ressources naturelles de ces immenses territoires revendiqués par ces derniers. L’issue de ce procès pourrait être déterminée par celui qui arrivera à prouver qu’il était présent sur ces terres avant l’autre. Ces ossements, très anciens, deviennent dès lors l’objet de toutes les convoitises…

Sur leur chemin, les deux inspecteurs vont se retrouver confrontés à une multitude de personnages aux intérêts parfois obscurs mais toujours différents les uns des autres, politiciens, hommes de lois, éleveurs, anthropologues…

Olivier Truc (photo Métailié)

Olivier Truc (photo Métailié)

Cette troisième enquête de la police des rennes poursuit son exploration des rapports tendus entre les Lapons et le reste des populations scandinaves en remontant dans l’histoire. « Un Lapon doit être un Lapon ! explique Pétrus, un chef sami. Sous-entendu, un Lapon travaille exclusivement avec les rennes, vit dans la montagne, habite sous tente. Plus il est noir de fumée, plus il est lapon. Savez-vous ce que disent les députés ? La civilisation est le pire ennemi de l’éleveur de rennes. Ils avaient peur que, si les enfants samis s’accoutumaient au confort de leurs écoles chauffées, ils renoncent à devenir éleveurs de rennes. Il ne fallait pas qu’ils s’adoucissent. Les écoles nomades crées à l’époque, devaient être inconfortables pour qu’ils restent habitués à la dure vie de la montagne. Pour faire passer ces lois, on idéalise certains caractères sami, des hommes durs à la tâche, endurants, résistants, seuls capables de s’occuper des rennes. Ainsi naît la politique qui interdit aux paysans suédois d’avoir des rennes et qui prive les Samis qui n’ont pas de rennes d’avoir les mêmes droits que ceux qui en ont. On a créé un prolétariat sami. Une politique d’apartheid se met en place, qui existe encore aujourd’hui encore. »

Dans ce polar ethnologique, l’auteur, spécialiste des pays nordiques, ancien correspondant de La Croix, et aujourd’hui du Monde et du Point en Suède, nous abreuve d’une multitude d’informations sur ce sujet encore très sensible notamment  sur le recours à l’anthropologie raciale. C’est une fois de plus  prenant, original, enrichissant,  efficacement construit et bien écrit.

Fiché P… comme Parano ?

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alertebombecorsecorsicaLe train de ce matin n’est pas totalement plein. Il reste des places au fond de la voiture 8, mon deuxième chez moi. Je m’affale. Bercé par le chuchotement de deux jeunes pipelettes situées trois rangées de sièges dans mon dos je pique du nez.

Excusez-moi… me  lance un  jeune barbu, d’origine nord-africaine, en souriant. Il s’installe sur les sièges en face de moi en soupirant de soulagement.   » Je peux enfin étendre mes jambes », ajoute-t-il avant de se mettre à pianoter nerveusement sur son téléphone en se mordant la lèvre inférieure.  Ses boutons de chemise baillent sous la pression  de son ventre.

Je cherche à me rendormir lorsqu’il se lève d’un bond et quitte sa place précipitamment. Le paysage défile  à toute allure. Devant moi sur le siège, un petit sac à dos me fait face. Je regarde par dessus mon épaule. Mon voisin a disparu. Je regarde ce petit sac et je commence à cogiter tout en me disant : non pas toi.  Si ce mec n’était pas barbu et d’origine nord africaine aurais-tu ce genre de pensée?  Certainement pas. Alors reprend-toi en main…Pas toi….

Rien à faire. Je regarde ce maudit sac et je me demande si, au cas ou je ne devrais pas envoyer un SMS à mes enfants. Mais tu es con mon gars. Tu dérailles… Le train semble aller de plus en plus vite… J’imagine. En tête du train, au niveau de la motrice… Arrêtes…. Pas toi…

Je regarderais bien dans le sac. Juste pour vérifier.  Mauvaise idée. Et si le type reviens et que tu es  en train de fouiller dans son sac?  Je repense a ma nuit, paisible. Ma journée de la veille, bien remplie, au déjeuner avec une charmante collègue,  quand mon voisin réapparait essoufflé avec des auréoles sous les bras. Il  me sourit benoitement :  « Heureusement qu’il y a des prises dans les toilettes, j’ai faillis perdre mon jeu. C’est la première fois que j’arrive à ce niveau.  Trop la chance…. « 

Contrôleur zélé

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Je dis rarement du mal des contrôleurs  mais parfois leur comportement m’irrite.

Ce lundi 3 octobre, dans le train 6 707 de 19 H 23, voiture 8 place 114,  à destination de Belfort, j’assiste au contrôle d’une quinquagénaire sportive et dynamique.

Alors qu’elle vient de lui tendre  son billet en souriant, le contrôleur bougon, lui fait   remarquer qu’il s’agit un titre de transport Belfort/Paris et non l’inverse.

La dame, s’étonne. Bredouille des explications : elle se demande si la veille, elle n’a pas donné le mauvais billet. Elle fouille dans son sac  en tremblant nerveusement  et en sort un titre de transport qu’elle lui tend.  Ce dernier le regarde sous toutes les coutures la mine dubitative  et lui confirme qu’il s’agit de son billet aller..

Alors j’ai deux  acheté deux billets Belfort Paris? lui demande-t-elle. Comment est-ce possible?

Je n’en sais rien madame avec lassitude.  Pour faire bonne figure, il téléphone à la régie pour savoir si un billet retour existe au nom de cette dame. La réponse est négative.

Il lui annonce qu’elle doit s’acquitter d’un billet retour, majoré de 15 euros.  Elle lui demande si  son deuxième billet  lui sera remboursé.

Je n’en ai pas la moindre idée, répond-t-il en entamant la procédure sur son terminal portable, l’air de dire ce n’est pas mon problème…