Quelques romans dont n’ai pas eu le temps de parler

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Voici en vrac et à quelques semaines de la rentrée quelques romans que j’ai beaucoup apprécié.

 

Le garçon de Marcus Malte,
Ed. Zulma. 536 p., 23, 50 €.

Résumé de l’éditeur :

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.

Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

Ce que j’en pense :

Prix Fémina 2016, le Garçon est un roman merveilleux par l’auteur de Garden of Love, également une petite merveille. Marcus Malte a une plume bien à lui avec une palette de vocabulaire exceptionnelle… A lire absolument.

Les flagrants délires d’Hendrik Groen.
Ed. Presses de la cité. Traduit du néerlandais par Mireille Cohendy.
364 p., 21 €.

Résumé de l’éditeur :

Une cure de jouvence déjà prescrite dans trente-cinq pays !

Pas facile de vivre dans une maison de retraite quand on a 83 ans 1/4, de nombreux petits tracas de santé et une directrice qui frise l’autoritarisme. Mais Hendrik refuse de céder à la morosité ambiante. Il entame un journal intime afin d’y consigner ses contrariétés, ses pensées et observations, mais aussi ses envies et ses joies.

Avec ses amis, Evert, bourru, farceur et un tantinet alcoolique, la fine et intelligente Eefje et trois autres sympathiques octogénaires, il crée un club de rebelles : le VIMAPEM, Vieux Mais Pas Encore Morts. Car, quel que soit le temps qu’il leur reste à vivre et quoi qu’il arrive, l’amitié, une bonne dose de rigolade et de provocation, et même l’amour, rendront l’existence plus supportable et, pourquoi pas, plus belle. Un défi qu’ils vont relever avec panache, humour et dignité.

Ce que j’en pense :
Le descriptif correspond exactement à ce que j’ai lu. J’ai passé un excellent moment avec cet auteur. C’est vif, intelligent, drôle… Il m’arrive régulièrement de m’y replonger juste pour le plaisir. C’est vrais qu’on aimerait qu’il s’agisse d’un véritable journal et non d’une fiction… Mais après tout cela a-t-il vraiment de l’importance?

Extraits :
« Il y avait du sucre glace partout. Mme Smit a posé le plateau de beignets sur une chaise, le temps de passer un chiffon sur la table. Mme Voorthuizen s’est amenée avec son gros derrière et elle s’est assise sur les beignets, sans même s’en apercevoir. Ce n’est qu’au moment où Mme Smit a commencé à chercher son plateau qu’on a eu l’idée de regarder sous Mme Voorthuizen. Quand elle s’est relevée, trois beignets aux pommes étaient collés à sa robe à fleurs. « Ils vont bien avec le motif » a dit Evert. J’ai failli m’étouffer de rire. »

« Encore une année où je n’aimerai pas les vieux.Toujours à traîner des pieds derrière leur déambulateur, à s’impatienter au moindre prétexte, à se plaindre de tout et de rien; et puis leurs sempiternels petits-fours pour le thé, leurs soupirs et leurs lamentations!
J’ai moi-même 83 ans un quart. »

« Dans la vie, il arrive que la nature vous redonne un petit coup de jeune, mais dans la chambre d’un résident de maison de retraite, ce n’est pas le cas. L’état d’une plante d’intérieur reflète celui de son propriétaire, tous deux sont condamnés à une fin sans joie. Comme ils n’ont rien d’autre à faire, les petits vieux arrosent ces pauvres plantes trois fois par jour, et même davantage, en raison de leurs pertes de mémoire. À la longue, même une sansevière finit par rendre l’âme. »

Leona, la fin justifie les moyens.
De Jenny Rogneby. Ed. Presses de la cité. Coll. Sang d’Encre.
Traduit du Suédois par Lucas Messmer. 472 p.,

Ce qu’en dit l’éditeur :

Enquêtrice le jour, braqueuse la nuit. Six mois après la résolution de l’affaire des braquages, Leona Lindberg, l’inspectrice à la froideur implacable, est harcelée par un banquier à qui elle doit une somme astronomique. Pour s’acquitter de ses dettes, elle va faire ce pour quoi elle est le plus douée : organiser un nouveau hold-up. Mais au moment où elle constitue son équipe de malfrats, sa direction lui confie l’interrogatoire d’un kamikaze ayant survécu à ses blessures. Cette fois encore, Leona doit jouer un double jeu… et elle n’est pas la seule, car un indic s’est glissé dans son escouade. C’est alors que tout s’emballe : le banquier maître-chanteur menace de s’en prendre au seul enfant qui lui reste, sa fille Beatrice.

Après un premier roman qui avait révélé la trouble figure de Leona Lindberg, mère égoïste, épouse dissimulatrice et flic escroc, Jenny Rogneby signe un second opus qui n’a rien perdu en noirceur et qui démontre à nouveau que les meilleurs personnages ne peuvent se ranger dans des cases – et surtout pas celles du bien et du mal.

Ce que j’en pense :

J’ai un gros faible pour cette auteure d’origine éthiopienne, qui a grandit en Suède son pays d’adoption. Son premier premier roman a été une véritable surprise avec une héroïne pour le moins atypique. La suite est moins surprenante, plus classique dirons-nous. Mais l’auteure arrive à nous embarquer dans son histoire et à nous faire passer un bon moment.

 

Le Diable en personne,
de Peter Farris. Ed. Gallmeister. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anatole Pons.
266 p., 20,50 €

Ce qu’en dit l’éditeur :

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye,  un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

Ce que j’en pense :

J’avais beaucoup aimé son précédent, Dernier appel pour les vivants, édité par la même maison en 2015. L’auteur nous offre une fois de plus un portrait cinglant et réaliste d’une Amérique incontrôlable. Comme l’actualité vient  encore de nous le rappeler en Virginie…

Souvenir

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C’est connu, il suffit parfois de ne plus chercher quelque chose pour tomber dessus. C’est le cas de ce cliché pris par mon père dans au début des années soixante-dix  dans l'ouest de l'Alberta . Il y a des semaines que je le cherchais à la demande d'un ami. Puis ce matin, en déplaçant une pile de livres, il était là…

Le petit blondinet, aux yeux bleus, c’est moi. Celui qui sourit dans mon dos avec un fusil 303 Lee Enfield, c’est Edwin. Celui avec le regard rêveur, un peu triste, Chuck.

Nous sommes en plein été, en montagne, dans la vallée de Kootnay plains. Officiellement, nous sommes à la chasse aux mouflons. En réalité, il s’agit d’une balade en montagne.

J’ai l’impression que cette photo a été prise il y a quelques jours. Je me souviens des moindres détails… Ce que cette photo montre et surtout ce qu’elle ne montre pas… Le sort tragique qui attend Chuck quelques années plus tard, brûlé vif en retournant chercher dans une maison en flammes son enfant qu'il croyait à tord encore à l'intérieur ;  le pistolet et la ceinture qui va avec attachée à ma taille; les ampoules que j’ai aux talons ;  les larmes que je versais quelques minutes plus tôt, implorant mon père de faire demi-tour et  les moqueries incessantes de Chuck et Edsouin qui me surnommaient « Papa » à force de m'entendre l'appeler.

En regardant cette photo, j'entends le bruissement du vent dans les peupliers trembles et les buissons de saule , je sens la résine des pins de Lodgepole, celle des Douglas, je vois les marmottes nous provoquer avec leurs cris stridents..

Ce tirage effectué à partir d’une diapositive fait partie des premières et des dernières photos réalisées par mon père au début d’une aventure qui a débuté quelques années plus tôt en 1967 et qui se poursuit aujourd'hui.

Une aventure qui a rythmé notre vie familiale avec trois allers et retours par an dans les Rocheuses en terre indienne en moyenne jusqu'en 1987. Et qui me rappelle combien bouger, changer d’horizon, faire de nouvelles rencontres est  inscrit dans mon ADN. Même lorsqu'il ne s'agit que d'un voyage en train quotidien…

J’aime

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Les paysages qui défilent…. 

Me lever très tôt, me coucher tard, boire de grands cafés noirs, les crêpes protéinées aux flocons d’avoine tartinées de beurre de cacahouète, les pâtes, la viande d’élan, les arepas au fromage et au requin ;

L’air frais du matin sur mon visage quand j’ouvre largement la fenêtre;

Les câlins avec mes enfants, Sarah, Julien, Elise, Onesime, Auguste à leur réveil;

Mon bureau, mes livres, mes souvenirs;

Courir, soulever de la fonte, boxer ;

La satisfaction qui suit une réalisation;

Piquer un roupillon dans le TGV, les paysages qui défilent, le roulis des machines ;

Embarquer dans l’univers d’un auteur;

Un pow wow la nuit en Alberta, les Rocheuses, Vancouver;

La compagnie des femmes, l’amitié des hommes;

Rire et faire rire ;

Rouler de nuit ;

L’autoroute A 5  le dimanche matin,  l’aire de service de Châteauvilain dans le sens Paris/province.

Copier, coller, déplacer des mots, des phrases, trouver du rythme, donner du sens, du plaisir, des émotions…

Saisir le détail et enfin trouver une chute.

Je vous embrasse…

Pourquoi j’écris

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Lorsque que l’on me demande  parfois pourquoi je tiens un blog, la première réponse qui me vient à l’esprit, c’est que j’aime jouer avec les mots et raconter des histoires. Et cela depuis toujours. Enfant, mon petit frère, ma sœur et moi dormions dans la même chambre… Au-dessus du salon où mes parents regardaient la télévision en noir et blanc, puis en couleur.  Dès l’extinction des feux, pour surmonter mes angoisses nocturnes, que des  génériques comme celui des Dossiers de l’écran provoquaient,  j’entrais en scène avec mes aventures que je leur chuchotais à lueur d’une petite veilleuse qui projetait sur le mur une image de Pinocchio. Des histoires à la troisième personne du singulier où le personnage principal, Emmanuel Romer, qui n’avait peur de rien ni de personne  multipliait les exploits et séduisait (déjà !) les plus belles filles. Cela faisait souvent rire mon frère et ma sœur au point de nous trahir auprès de ma mère censée faire respecter les règles.

En grandissant, j’ai continué à raconter ou à défaut,  à imaginer des histoires, pour me couper du quotidien, à tel point qu’on pouvait lire sur mes  bulletins scolaires : « Le corps est bien là, mais l’esprit est ailleurs » ou « Emmanuel est dans son monde ». Pour soigner le mal par le mal mon paternel a décidé de me faire à écrire chaque jour. Une gymnastique quotidienne censée, je suppose,  libérer ma créativité  et mettre de l’ordre dans mes idées qui avaient tendance à partir dans tous les sens.

Au départ, cela me rebutait et je luttais par tous les moyens pour y échapper. Lorsqu’un jour, on me demanda de raconter mes vacances, il ne me fallut que quelques lignes pour expédier l’affaire… « Cet été, nous avons pris l’avion. Il a décollé et s’est écrasé. Fin des vacances… »

Etrangement, mon père y vit une forme d’intelligence, moi de la fierté dans ses yeux comme à chaque fois que j’écrivais  une bonne histoire selon ses critères. Alors petit à petit, je me suis pris au jeu. De rédaction en rédaction,  j’ai commencé à prendre du plaisir à écrire et à  lui lire ma production guettant à chaque fois ses réactions… Il n’est plus là pour lire mon blog mais à chaque fois que j’écris une chronique, je pense à lui.

Histoires de flics de Patricia Tourancheau et cogitations littéraires sur le polar de Minh Tran Huy

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135653_couverture_Hres_0Le 36, histoires de poulets d’indics et de tueurs en série, de Patricia Tourancheau.
Ed. Seuil Les jours.fr. 400 p., 22,50 €

La journaliste Patricia Tourancheau, chef de la rubrique police, banditisme et faits divers au quotidien Libération pendant vingt-neuf ans nous raconte l’histoire de cette mythique « maison poulaga ». Des petites histoires savoureuses d’hier et d’aujourd’hui, de mères maquerelles, de bandits, d’escrocs, de flics intègres mais aussi de corrompus, d’hommes politiques, d’artistes et d’espions… Les commissaires et officiers de polices en sont les personnages principaux.
Ces chroniques passionnantes et passionnées, rédigées d’une plume vive, nous embarquent au cœur d’un univers opaque ou l’on croise Boucle d’Or, le flic qui tua Mesrine, Michel Neyret, Serge Gainsbourg, Katia la Rouquine, Madame Claude, le Grêlé, Guy George et tant d’autres personnages qui ont marqué l’histoire de ce lieu qui en 2017 ferme pour déménager à l’autre bout de Paris.

les-ecrivains-et-le-fait-divers,M441570Les écrivains et le fait divers, une autre histoire de la littérature, de Minh Tran Huy. Ed. Flammarion. 320 p., 21 €

Cet essai, dont le titre à le mérite d’être clair, explore l’histoire entre le fait divers et littérature du XIXe siècle jusqu’à nos jours. L’auteure, romancière et critique littéraire, entreprend ici de « mieux cerner le mouvement d’attraction-répulsion qui a uni le fait divers et la littérature au fil des siècles ». Tout un programme !

Si le ton de sa démonstration est parfois un peu déroutant, son exploration de la manière dont les écrivains, journalistes et autre chroniqueurs de Théophile Gautier (l’un des premiers à parler de faits divers en 1838 !),  à Capote  en passant par Zola, Stendhal, Giono, Genet, Duras, Jablonka, Daeninckx et bien d’autres,  s’emparent de ces histoires sordides « de sang » est aussi complète que passionnante  et enrichissante.

Chance, le nouveau polar de Kem Nunn

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kem nuun
Chance de Kem Nunn. Ed. Sonatine. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Claude. 380 p., 21 €

Eldon Chance approche de la cinquantaine. Si tout va bien professionnellement pour ce brillant  expert en neuropsychiatrie, sa vie personnelle et financière est en vrac. En pleine procédure de  divorce, il vit seul dans un modeste appartement entouré de cartons qu’il ne s’est jamais donné la peine de déballer.

C’est dans ces conditions qu’il va croiser fortuitement la route de la séduisante Jaclyn Blackstone dont la double personnalité, va rapidement fasciner le spécialiste au point de l’obséder et de l’entraîner dans une sombre et  ambiguë histoire dans laquelle il va devoir faire face à un mari jaloux, violent, féroce, corrompu qui pour ne rien arranger est enquêteur au sein de la brigade criminelle de San Francisco…

Ce cinquième roman publié en France est efficace, voir addictif, même s’il n’a pas la puissance et l’originalité de Surf City (Gallimard Série Noire) ou de Tijuana Straits, (chez Sonatine, meilleur polar de l’année par le magazine Lire et lauréat du Book Prize du Los Angeles Times).

L’auteur (producteur et scénariste de séries Sons of Anachy, ou Deadwood), a du métier et il manie ici l’intrigue et l’art du rebondissement à merveille.

Ce roman aux accents hitchcockiens a été plutôt fidèlement adapté sous forme de série avec Hugh Laurie (Dr House et The Night Manager, séries pour lesquelles il a reçu trois Golden Globes) et la très  troublante Gretchen Mol (Manchester by the sea, Mozart in the jungle) dans les rôles principaux.

Portraits de femmes face à leurs démons

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L’auteure de LaFille du train, un premier roman au succès retentissant, récidive avec un thriller psychologique peuplé de femmes confrontées à leurs démons.

 

Au fond de l’eau, de Paula Hawkin.
Éd. Sonatine, (Traduit de l’anglais par Corinne Daniellot et Pierre Szczeciner).
406 p., 22 €

Le premier roman de l’anglaise Paula Hawkins La Fille du train, publié en France chez Sonatine en 2015 (1) et adapté au cinéma en 2016, a connu un succès assez inhabituel. Plus de 20 millions de lecteurs se sont laissé séduire par l’histoire de Rachel, une trentenaire anglaise, alcoolique, trompée par son mari, au chômage, qui jour après jour continue de se rendre à son travail comme si de rien n’était… Lors de ses trajets en train, elle tue le temps en imaginant la vie des gens qu’elle aperçoit depuis la fenêtre jusqu’au jour où elle voit ce qu’elle n’aurait pas dû voir et décide de mener l’enquête… Un roman addictif, à trois voix, bien ficelé autour d’une trame originale. L’écriture est fluide, facile d’accès, engagée, elle embarque le lecteur dès les premières lignes…

Au fond de l’eau, le très attendu second roman de Paula Hawkins, est également et sans surprise un thriller psychologique. Cette fois, l’auteur multiplie les personnages féminins. Plus d’une dizaine à prendre la parole alternativement et six d’entre elles à la première personne, ce qui peut être un peu déroutant au départ.

La première à entrer en scène est Julia, alias Jules. Elle revient dans sa ville natale de Beckford contrainte et forcée. Sa sœur aînée, avec laquelle elle est brouillée depuis des années, s’est noyée dans la rivière qui traverse cette ville. De nombreux éléments laissent penser qu’il s’agit d’un suicide.

En cherchant à comprendre, elle apprend qu’elle écrivait un livre sur les mystérieuses noyades de femmes qui hantent cette ville depuis des siècles. La dernière en date étant la meilleure amie de sa fille, une adolescente rebelle dont Jules va devoir s’occuper alors qu’elle ne la connaît quasiment pas. Suicide ou meurtre, ce nouveau décès va déclencher une cascade de réactions…

Ce deuxième roman moins surprenant que le premier est toutefois bien ficelé avec de beaux portraits de femmes, ce qu’il faut d’atmosphères délétères, d’embrouilles, de secrets, de faux-semblants, de désirs et d’ambivalence pour faire passer aux amateurs de thrillers psychologiques un bon moment.

(1) Disponible en format poche Éd. Pocket, 456 p., 7,80 €.