Mon train train quotidien en images

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Pendant mes interminables trajets quotidiens entre Paris et Belfort, je m’amuse avec mon téléphone portable, histoire d’avoir des images pour me souvenir…

During my daily train trips I take pictures with my phone. Just to have some souvenirs… 

Tout commence à Belfort TGV à  5.30 amAdobePhotoshopExpress_2017-05-11_10-57-34+0200

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Two trains meet in the morningAdobePhotoshopExpress_2017-05-11_10-59-48+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_11-00-36+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_11-01-23+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_11-01-59+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_11-02-45+0200IMG_2046fullsizeoutput_fd7IMG_0292IMG_0291AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_21-11-57+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-11_21-13-22+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-12_19-20-54+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-12_19-21-45+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-12_19-25-20+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_08-32-33+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_09-05-18+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_19-33-44+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_20-21-41+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_20-22-49+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_20-24-23+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_20-25-15+0200AdobePhotoshopExpress_2017-05-14_20-25-55+0200

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Deux contrôles valent mieux qu’un

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Le soir, lorsque mon train s’approche de ma destination, je m’arrange pour me placer dans la voiture la plus proche de la gare. Cela me permet de rejoindre au plus vite le parking et d’éviter les inévitables files d’attentes aux bornes de sortie…

Parfois cette voiture est en première classe.  Cela était le cas ce soir-là.

Je venais à peine de passer le sas départageant les classes qu’une voix martiale m’interpelle :

Monsieur ? Vous allez où? Vous cherchez quoi ?

Je me retourne et me retrouve nez à nez avec « Bonjour, je suis Ali votre chef de bord ».

Je le salue en souriant et lui explique que Belfort, ma destination étant annoncée, je m’approchait de la bonne sortie. Je lui demande si cela pose un problème, lorsqu’il me demande sèchement:

Avez-vous déjà été contrôlé?

Oui, par votre collègue, en quittant Paris. J’étais en voiture 18  place 114. Vous êtes passé trois fois à côté de moi. Je vous ai salué. Vous m’avez répondu…

Ces yeux  me scannent de la tête aux pieds…

Vous me prenez pour un fraudeur ?

Non, monsieur… Je vous ai repéré, mais je ne me souviens pas vous avoir contrôlé.

C’est votre collègue, comme je viens de vous le dire, qui était chargé des sièges du fond. Vous n’avez  qu’à le lui demander, n’est-ce pas lui qui est assis à quelques mètres de nous en train de lire un journal ?

Il secoue la tête et poursuit sa route, le dos vouté, son képis rasant le plafond de la voiture… J’arrive devant la porte de sortie de la voiture 12 quelques secondes plus tard lorsque sa voix m’interpelle à nouveau plus déterminée que jamais :

Monsieur, puis-je voir votre titre de transport?

Pas de problème… si cela peut vous rassurer et vous permettre de passer une bonne soirée, alors allons-y…

Je lui tend ma carte d’abonnement. Il la retourne dans tous les sens…

Emmanuel Romer? C’est une carte d’ abonnement ? Un forfait annuel?

Je décide de ne pas répondre. Il tente de la scanner, une fois, deux fois, trois fois… puis abandonne, me la redonne et après avoir m’avoir remercié et souhaité un  bon voyage en portant brièvement  l’index et le majeur joints à la visière de son képis, il  tourne les talons et repart alors que le train entre en gare.

Une appli pour voyager

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Dès cet été 2017, les touristes pourront profiter de circuits touristiques autoguidés en français à partir d’une application gratuite pour téléphones mobiles. Au Yukon, six circuits sont offerts pour des parcours à pieds, en vélo ou en voiture dans différentes collectivités du territoire, de Carcross à Dawson, en passant par Whitehorse, Mayo et Burwash Landing. […]

via BaladoDécouverte, une application pour visiter le Yukon en français — Actualités Voyages, l’information au quotidien sur les voyages, vacances et leurs applications mobiles.

Serge Pantel, boxeur social et pédagogue

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Entraîneur charismatique du Ring athlétique lédonien (RAL) de Lons-le-Saunier (Jura) depuis quarante-cinq ans, Serge Pantel transmet sa passion pour la boxe anglaise qu’il met au service de l’éducation.

​Dix-sept heures, pieds nus, short et tee-shirt bleus assortis, Serge Pantel jaillit du vestiaire, passe d’un élève à l’autre avec la fluidité, l’assurance et la puissance d’un félin. Chacun a droit à sa poignée de main, son petit commentaire ou conseil.

Dans la salle, entre les deux rings et une rangée d’une dizaine de sacs de frappe, les cordes à sauter sifflent de plus en plus vite… Des boxeurs feintent et esquivent face à d’immenses miroirs, enchaînant directs, crochets, uppercuts, vidant leurs poumons à chaque projection, jouant avec l’ombre de leur silhouette.

Chorégraphie collective

Serge Pantel claque des mains, invitant ses élèves à se rassembler. Face à eux, il commence à sautiller, pieds joints, décontracté, coudes au corps, le départ d’une subtile chorégraphie collective entrecoupée d’exercices de musculation et d’assouplissement ciblés… Le rythme monte en puissance et intensité, les exercices en complexité.

Pas un défaut n’échappe à l’œil de Serge Pantel, 64 ans, dont 45 passés à pratiquer et enseigner la boxe anglaise.

Il a hérité cette passion de son père, Parisien venu s’installer en Bourgogne pour travailler au service achat de Creusot-Loire : « Il ne pratiquait pas, mais dirigeait un club et organisait des combats, raconte Serge Pantel. L’​ambiance des galas de boxe, des salles et les combattants me fascinait. J’ai dû attendre pour pratiquer. À l’époque, on ne pouvait commencer qu’à partir de 16 ans. On ne parlait pas encore de boxe loisir et éducative. On montait sur le ring pour combattre au bout de quelques semaines d’initiation aux bases. »

C’est à Lons-le-Saunier qu’il va enfiler les gants pour la première fois à 20 ans. Il a été affecté dans cette ville du Jura à sa sortie de l’École normale. « Je voulais y enseigner dans un institut médical spécialisé pour enfants handicapés. » Sept ans après ses débuts, il va se mettre à entraîner des boxeurs dont certains vont le faire voyager « jusqu’en Australie ».

270 licenciés dont Bill, « le Gitan »

Aujourd’hui, le Ring athlétique lédonien affiche plus de 270 licenciés avec des boxeurs prometteurs comme le jeune Bill Winterstein, dit « le Gitan », passé professionnel depuis peu enchainant les victoires. Ce qui en fait le quatrième club de France. La source d’une immense fierté pour Serge Pantel et ses six entraîneurs bénévoles, d’anciens boxeurs qu’il a formés.

Avec eux, il partage la même conviction que « chaque élève doit bénéficier de la même attention, qu’il soit un champion ou un débutant, un amateur ou un professionnel, un enfant ou un adulte, un homme ou une femme… », insiste-t-il. Serge Pantel estime que cette diversité est essentielle à la dynamique du club, qu’elle soit culturelle ou sociale.

« Ici on croise les gants avec des avocats, des chômeurs, des vétérinaires, des policiers, des étudiants… mais aussi avec des jeunes des quartiers défavorisés, parfois même avec des délinquants, explique-t-il. Je ne fais pas de cadeau, mais je ne rejette personne. La boxe aide à se construire. Pour une cotisation adaptée à la situation de chacun, on apprend à gérer des difficultés, les frustrations, à apprivoiser ses peurs. La boxe forge le caractère, inculque le goût de l’effort et le respect de l’autre. Un adversaire est avant tout un partenaire d’entraînement. »

Serge Pantel est régulièrement sollicité pour participer à des programmes éducatifs. Ainsi, depuis plus d’un an, une dizaine de jeunes filles et garçons inscrits à l’École de la deuxième chance viennent s’entraîner deux fois par semaine chez lui. Il accueille également des jeunes d’un centre éducatif renforcé (CER). À lui de leur faire aimer ce sport.

Homme de défis, Serge Pantel est toujours partant pour ce genre d’aventures même s’il admet ne pas réussir à chaque fois. « Les adolescents sont un public difficile, constate-t-il. Ils ont du mal à encaisser l’échec. Ils font deux combats et deviennent des vedettes des réseaux sociaux ; ils perdent, tout s’écroule. La boxe est une formidable école de vie, à condition d’avoir un bon professeur qui vous fait aimer la matière. »

 

Un excellent documentaire

 

La SNCF se mobilise contre la fraude

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La SNCF va installer des “portes d’embarquement” dans 14 grandes gares TGV d’ici fin 2018 pour lutter contre la fraude, un dispositif qui ne convainc pas la principale association d’usagers.

via Contre la fraude, les portillons débarquent dans les gares TGV —

Les enfants ne sont-ils pas formidables ?

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4 heures du matin…  Mon téléphone sonne l’heure de se lever. Un peu trop longtemps et trop fort, le plus grand de mes deux petits derniers  se réveille.

Tu fais quoi papa? Tu vas où? demande-t-il inquiet.

Au boulot mon fils.. Fais dodo (il a huit ans!)

Tu ne nous as pas dit que tu allais travailler, gémit-il. Cela veut dire qu’on n’ira pas en forêt avec toi aujourd’hui ? Trop dommage!

Je sais mon bébé. Mais faut que j’aille à Paris…  Je cherche l’argument massue. Il faut travailler pour mettre du beurre dans les épinards, mais il n’aime pas les épinards, alors je pense au menu que j’offre aux garçons une fois par semaine… Si tu veux  que je puisse encore vous acheter des menus avec de délicieux cheeseburger.

C’est pas grave papa, on se contentera des  frites….  Tu peux rester à la maison avec nous….

Un magistral comte de Fay noir signé Larry Brown

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Fay,
de Larry Brown,
Gallmeister (collection Totem Noir),
traduit de l’anglais (États-Unis) par Daniel Lemoine.
546 p., 12 €

Ce roman, publié il y a une quinzaine d’années chez Gallimard, nous entraine dans le sillage d’une jeune femme qui collectionne les problèmes. Il faut avouer qu’elle est jeune (17 ans), seule, belle, naïve, solaire, insouciante, peu ou pas cultivée mais bien déterminée à ne plus se laisser faire. D’ailleurs, elle vient de s’enfuir de chez elle lorsque le roman débute, son père a tenté de la violer elle a décidé de s’enfuir à pied en direction de Biloxi. Des jeunes revenant de la pêche la prennent en stop et tentent aux aussi de l’abuser… Elle s’enfuit à nouveau, rencontre Sam, un policier qui l’invite a passer chez lui…

Ce roman noir, magistralement construit, implacablement tendu, est un petit bijou. Tant au niveau de l’écriture, minimaliste; que des personnages, étouffants, rugueux;  que de l’histoire de cette femme-enfant aussi attachante qu’inquiétante…

Un remarquable portrait de l’Amérique profonde rurale par l’auteur de Joe  et  Père et fils (également chez Gallmeister dans la collection poche Totem)

L’auteur

Larry Brown (1951-2004) est né et a vécu dans le Mississippi, près d’Oxford. Passionné par la pêche, la chasse et la lecture plus que par les études, il a exercé des métiers aussi divers que bûcheron, peintre en bâtiment ou droguiste, puis pompier pendant dix-sept ans, avant de se consacrer uniquement à la littérature.

Il est le seul écrivain à avoir reçu à deux reprises le prestigieux Southern Book Award for Fiction.  (Gallmeister)

extrait