Confinés : Et si on se faisait peur !

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Contrairement à ce qu’affirment certaines personnes, la peur est bonne conseillère. Et elle peut facilement et gratuitement vous aider à tuer le temps en ces temps de confinement. Ces ressources sont inépuisables.


La matière première dans le domaine est abondante, le plus souvent gratuite. Vous pouvez même la fabriquer vous-même, sans trop d’effort. Attention, avant de vous lancer, une petite mise en condition, un échauffement, est souhaitable histoire de ne pas vous blesser… Avant de vous confier ma méthode, je tiens à préciser que je n’ai aucune qualification dans ce domaine. Je décline donc toute reponsabilité en cas de problème…

Echauffement : vous êtes dans votre lit. Votre portable vient de sonner. Il est l’heure de se lever. Éteignez-le et basculez sur le moteur de recherche de votre choix où vous avez créé une alerte Coronavirus ou Covid-19 bilan.

Commenccez à lire les chiffres. Le nombre de morts dans le monde, pays par pays, puis vous basculez en France avant de finir (façon de parler) dans votre région… Gardez toujours à l’esprit que l’on vous ment, que ces chiffres ne sont que la partie visible de l’iceberg. Que l’on vous cache la réalité, la vérité. On, c’est qui vous voulez Emmanuel Macron, les gouvernements chinois, russes, Israël, les lobbys phamaceutiques, ou mieux encore les migrants,… Vous avez l’embarras du choix.

Vous pouvez, selon votre niveau, relire trois ou quatre fois cette liste avant de vous lever, et d’alumer le poste de radio ou de télévision. Choisissez une chaîne d’info en continu. Et tenez-bon. Vous pouvez prériodiquement retenir votre souffle… Comme à la piscine… en tentant de de tenir le plus longtemps possible, sans jamais cesser de regarder les images qui passent en boucle.

Vous êtes chaud (ou mûr!) Prêt pour les réseaux sociaux. Connectez-vous et visionnez ces adorables videos où des spécialistes comme vous et moi révèlent au monde ce que l’on nous cache.

Si vous n’êtes pas familier des réseaux sociaux, allez sur des chaînes comme You Tube. Tapez : Covid-19 ou Coronavirus ce que l’on vous cache ou les vrais chiffres et vous serez comblés… Petit rappel, il est important d’écouter ces vidéos jusqu’au bout. Les révélations sont toujours à la fin. Choisissez les plus populaires (en vues) et imprégnez-vous des commentaires qui accopagnent ces vidéos. De salutaires temps de récupération.

Une fois de plus, la longueur de la séance dépend de vous. Mais il convient d’y aller franchement, sans la moindre modération en abusant du café. Sous peine de commencer à douter. Le doute, la remise en question de ce que vous entendez, lisez est votre pire ennemi.

Dernier petit conseil : en fin de séance, offrez vous une longue séance de pensée négative… et une overdose de séries sur le site de streaming de votre choix, cela ne fera qu’accentuer l’efficacité de vos entraînements quotidiens.

Confinés : Et si nous dénoncions nos voisins

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Lectures, séries télévisées, expositions virutelles, séances de sport adaptées… Depuis le début du confinement, nous sommes nombreux et nombreuses à parager des idées pour nous rendre le confinement plus agréable.

Une activité à pratiquer en famille…

Depuis le 16 mars, date historique du confinement de la population, on ne peut plus ouvrir une page internet sans tomber des propositions (plus ou moins heureuses!) destinées à nous rendre ce moment moins pénible.

Ma suggestion du jour est une activité complète qui vous occupera de longues heures, de jour comme de nuit. Une activité pratiquable avec les enfants, les amis et les grands parents, voir même en réseau et reconnue bénéfique pour la santé (des études scientifiques récentes montrent qu’elle libère des endorphines!). Certains parlent même de tradition française ou de sport national. Un label serait à l’étude… Une AOC… Appellation d’Origine Contrôlée…

En attendant que cela se fasse, je vous invite à pratiquer sans retenue la délation.. Pour cela il vous faut dans l’idéal des voisins, sinon une rue ou route passante, une fenêtre (la plupart des maisons modernes en sont équipées), une chaise (ou un fauteuil) un petit calepin, en gros de quoi noter vos observations et l’heure à laquelle elles ont été constatées (terme officiel et reconnu par les autoritées). Ne l’oubliez jamais, la précision fait la qualité de cet art. Par la suite, vous pouvez, bien entendu vous équipez d’une paire de jumelle, d’une caméra, et monter en gamme petit à petit. Il n’ y a logiquement aucune limite sinon votre budget… Mais sachez que plus c’est artisanal plus cela est gratifiant…

Il vous faudra ensuite un téléphone ou un ordinateur (le courrier n’étant plus vriament assuré) pour faire suivre vos rapports… A ce sujet, évitez d’appeler le 17 pour faire par de vos observations. Ce standard n’est pas prévu pour gérer ce type d’informations tout aussi intéressantes fussent-elles. Une précision inportante lorsque l’on apprend que depuis le début du confinenment, les appels de ce genre se multiplient de manière exponentielle. En partiuculier après l’annonce de nouvelles mesures.

Le Centre opérationnel de la gendarmerie de Privas «a reçu près 600 appels par jour au début du confinement» du genre : « Mon voisin discute avec beaucoup de gens et ne respecte pas le confinement» ou «il y a trop de monde chez mon voisin». «Il y a toujours un pic quand il y a des annonces de nouvelles mesures par le gouvernement. Aujourd’hui, ça tourne autour de 300, » précise encore un représentant de ce centre opérationnel qui tient toutefois a rappeler que signaler des rassemblements ne «sont pas de la délation, mais de la dénonciation, parce que derrière il y a un intérêt sanitaire et donc général». Dénonciation ou délation… comme je vous le disais la délation est un art qui demande entre autre du discernement et pourquoi par un numéro dédié comme le 3945…

Confiné, quand faut aller faire ses courses

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Les jours se suivent et se ressemblent : télétravail, cours aux enfants, cuisine, provisions de bois de chauffage, ménage, sport.. Avec le moins souvent possible, une sortie en zone de guerre, pour aller à la chasse aux victuailles…

Les jours se suivent et se ressemblent : le virus et encore le virus… Ce salopard sans foi ni loi, poursuit sa course meutrière gagnant vitesse et ‘intensité. Il y a quelques jours je ne connaissais personne l’ayant contracté. Ce n’est plus le cas. Il se rapproche. Il mute. Alors pour tenter de s’en préserver et de venir grossir les statististiques on reste à la maison…

Toutefois il faut de temps à autre faire de sorties en « zone de guerre » (selon l’expression de notre président!) pour y « effectuer des achats de première nécessité dans un établissement autorisé » muni de sa nouvelle déclaration.

J’ai fait ma première sortie depuis le début du confinement hier en fin de journée. En parcourant la vingtaine de kilomètres me séparant de la petite ville la plus proche de mon village, je n’avais jamais, de ma vie, croisé ou vu aussi peu de monde.

Sur le parking du supermaché, il n’y a que cinq voitures, toutes garées loin les unes des autres. A l’intérieur, le personnel est masqué et ganté, l’inquiétude est palpable dans leurs yeux et leurs attitudes…

Je n’ai vraiment pas envie de rester ici trop longtemps. Je prends ce dont j’ai besoin et me dirige vers une caisse qui vient de se libérer.

Bonjour, lance la femme derrière son masque.

Bonjour. Pas trop dfficile ?

Si. Je prends sur moi pour venir, dit-elle en scannant mes articles d’un air résigné.

Le plus dur à avaler, c’est l’attitude de certaines personnes, poursuit-elle.

C’est-à dire?

Comme cette dame, précise-t-elle, en désignant une femme accompagnée de deux très jeunes enfants qui déambule tranquillement dans le rayon des cosmétiques.

Une telle inconscience me met hors de moi, dit-elle.

Je vous comprends. Elle fait courrir des risqes incensés à ces petits… Elle a peut-être personne pour les garder.

Il y a toujours des solutions, je vis seule avec mes enfants, j’en trouve tous les jours pour venir travailler. En attendant, c’est surtout à nous, qu’elle fait courir des risques, s’emporte-t-elle. Si vous ne le savez pas encore, les enfants sont parfois porteurs du virus sans être malades. Qu’ils restent chez eux…

Confinés : et si nous lisions My absolute darling

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En prenant conscience qu’une autre vie est possible, une jeune fille, victime d’un père sociopathe, abusif et incestueux, comprend que tuer ou mourir pourrait être le prix à payer pour son émancipation. Un roman à ne surtout pas manquer !

My Absolute Darling, de Gabriel Tallent Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski, Éd. Gallmeister, 456 p., 24,40 €

Depuis la disparition mystérieuse de sa mère, Turtle, 14 ans, vit avec son père dans une cabane déglinguée et isolée au bord du Pacifique, dans le nord de la la Californie. Sa vie sociale se limite au collège où son père ne la laisse jamais aller seule.

Le reste du temps, la gamine passe ses journées à démonter, nettoyer et remonter ses armes, à s’exercer au tir ou à arpenter les forêts et les plages, pieds nus. La nature, luxuriante, splendide, omniprésente, n’a aucun secret pour elle. Elle est capable d’y survivre en tirant parti des moindres ressources disponibles. Avaler un scorpion vivant ne lui fait pas peur.

Des connaissances qu’elle doit à son père, Martin. Adepte du mouvement survivaliste, ce personnage charismatique est persuadé que le monde court à sa perte, qu’une catastrophe écologique majeure est proche. Pour s’y préparer, depuis des années, il entraîne sa fille à la dure, sous le regard perplexe de son propre père qui vit à proximité dans une vieille caravane en ruine.

À 6 ans, il l’initiait au tir. Aujourd’hui, son aisance avec les armes est l’une des rares occasions où son père semble fier d’elle. Pour le reste, ce sociopathe, amateur de philosophie, pervers, manipulateur, abusif et incestueux ne lui fait pas de cadeau, enchaînant non sans un certain talent tortures, vexations, et humiliations en tout genre.

Partagée entre le désir permanent de fuir et d’être un jour digne de l’« amour » qu’il lui porte, elle profite de ses sorties en forêt pour se ressourcer. Jusqu’au jour où elle y croise deux ados qui se sont égarés. Après les avoir observés discrètement, elle va leur proposer de les ramener chez eux.

Une occasion inespérée de découvrir brièvement une vie de famille apaisée. Cette rencontre et la relation naissante avec Jacob, l’un des adolescents, va entamer sa carapace, faire naître le doute au sujet du comportement de son père mais aussi et surtout lui faire comprendre que le prix qu’elle va devoir payer pour accéder à cet autre monde risque d’être élevé.

Autant prévenir, ce huis clos est de bout en bout d’une noirceur absolue, rien ne nous est épargné. L’auteur, dont c’est le premier roman, nous fait vivre par le détail ce que doit endurer cette jeune fille, sans jamais sombrer dans le voyeurisme, la facilité ou la complaisance.

Avec une infinie délicatesse et finesse, il décortique la complexité de leurs rapports. Le résultat est à ce point convaincant qu’on éprouve sans cesse l’envie de plonger au cœur des mots pour prêter main-forte à cette époustouflante et émouvante héroïne.

Confinés, on va pas se plaindre

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Lorsque l’on passe ses journées et soirées à suivre l’actualité, la base de notre beau métier de journaliste, il faut surtout veiller à ne pas s’y embourber.

Ce matin l’air est aussi frais que soleil est généreux. J’avale un grand bol d’eau en regardant mes plus proches voisins, trois jeunes chevaux, brouter. Le village est silencieux. Mise à part les branches des vernes qui bordent le petit ruisseau derière chez moi, tout semble figé.

Je relance le feu en remuant les braises et me lance dans la préparation du petit déjeuner. Les enfants dorment encore. Bientôt le fourneau roronne, le feux crépite et craque joyeusement, l’odeur du café et des crêpes envahit la cuisine. Tout cela me semble si loin de cette réalité effrayante quotidienne. Un sentiment de culpabilité me gagne souvent lorsque je pense à celles et ceux qui sont au coeur de l’horreur…

Hier, le Covid-19 a fait 860 morts en France. Nous sommes désormais en état d’urgence sanitaire pour deux mois. Le confinement se durcit. Avec de nouvelles règles…Comment pourrait-il en être autrement, plus de 2 000 patients étaient en réanimation. Des chiffres qui donnent froid dans le dos. A Cornimont, à quelques dizaines de kilomètres de chez moi, vingt résidents d’un EHPAD seraient morts « en lien possible avec le Covid-19 », selon les autorités vosgiennes. Puis il y a ces nouvelles de connnaissances, amis et collègues touchés par le virus qui chaque jour sont plus nombreux…

Une effroyable réalité qui touche la planète dans son ensemble d’une manière ou d’une autre. Toujours hier, le nouveau coronavirus a fait au moins 15 189 morts dans le monde, dont une nette majorité désormais en Europe, depuis son apparition en décembre.

Pendant que je remplis la caisse à bois pour la journée, les chiffres défilent ; l’Europe totalisait, lundi 23 mars, 172 238 cas et 9 197 décès ; l’Asie 97 783 cas et 3 539 décès ; les États-Unis et le Canada 36 554 cas et 490 décès ; le Moyen-Orient 26 688 cas et 1 841 décès ; l’Amérique latine et les Caraïbes 5 130 cas et 65 décès ; l’Afrique 1 479 cas et 49 décès ; et l’Océanie 1 433 cas et 8 décès…

Il est 8 h 30, le soleil brille toujours aussi généreusment. Dehors, des oiseaux célèbrent le printemps. Je remonte dans mon bureau pour une nouvelle journée de télétravail prêt à en découdre avec les surprises du jour. Je relis les dépèches de l’AFP, des plus récente aux plus anciennes, la première annonce la mort du jazzman camerounais Manu Dibango…

Émotions

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Depuis le début de cette crise, je fais mon possible pour garder la tête froide, pour ne pas céder à ces émotions qui vous font souvent penser et dire  n’importe quoi.  Essentiellement pour préserver mes enfants. 

Pour ce faire, j’évite autant que possibles les prophètes de tous poils qui pullulent sur les réseaux sociaux avec leurs théories à la con. J’évite même les réseaux sociaux tout court.  Mais parfois on se fait prendre au dépourvu par l’émotion.  

Cette après-midi, alors que je devais relire un papier pour une page que j’avais à faire pour La Croix, je suis tombé sur le témoignage de Céline, une infirmière en réanimation de Strasbourg. Et là  je me suis retrouvé comme rarement submergé par une immense tristesse en l’écoutant parler de  cette peur  qui chaque jour grandit…

Une émotion liée au témoignage mais aussi à la présence d’êtres aimés dans cette région très touchée du Grand Est.

Après les larmes suivies d’une étrange sensation d’impuissance, cette émotion m’a rappelé combien nos vies sont fragiles, précieuses et combien se recentrer sur l’essentiel est important.

Confinés, des sites pour s’évader virtuellement, intelligemment et gratuitement…

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Archive.org propose des millions de contenus des livres, des films, des logiciels, des  jeux vidéo et des concerts de musique.

Open Culture offre plus de 1 000 films du monde entier. Des classiques en noir et blanc, des documentaires, des polars, des films indépendants… On  y trouve aussi des MOOC (cours en ligne!), des ebooks, des cours d’économie et autres livres audio.

Avec Feedbooks, découvrez de grands classiques entrés dans le domaine public comme le Comte de Monte-Cristo, Le Grand Meaulnes, L’Apple de la Forêt, Sherlock Holmes… On y trouve aussi des livres, des polars, des romans, des pièces de théâtre…

InLibroVeritas  propose des essentiellement des ouvrages pratiques (informatique, sciences humaines, vie pratique…). Des dizaines de milliers de titres du domaine public ou offerts par leurs auteurs contemporains qui peuvent les déposer sur le site. Vous pouvez les télécharger en PDF et ePub ou les lire en ligne.

Wikisource.org affiche fièrement plus de 160 000 textes entrés dans le domaine public ou publiés sous licence libre. 

Open Library  offre des centaines de milliers de titres à disposition, dont des ouvrages très anciens et la possibilité de chercher par thèmes, auteur, pays, époque… A lire en ligne, à télécharger (PDF/ePub) ou a écouter. 

La Bibliothèque Publique d’Information du Centre Pompidou donne accès librement à des centaines de bandes dessinées grâce à un partenariat avec la plateforme de diffusion Iznéo. On peut y trouver Tintin, Gaston Lagaffe, Largo Winch, Fluide Glacial… le catalogue est vaste et varié. Il suffit  de s’inscrire sur le site de la BPI pour y accéder gratuitement.

Whisperies, propose 800 titres numériques de BD gratuits via son appli pour les 8 à 10 ans.

Grâce à Google Arts & Culture, visitez la Tour Eiffel, les pyramides d’Egypte, la statue de la Liberté, la grotte Chauvet et même la station spatiale internationale (ISS)

Arte Concert  offre un accès libre plus de 600 concerts mythiques, à voir ou revoir en streaming.

Sur la chaîne YouTube Music Vault, vous trouverez plus de 13 000 vidéos de concerts de rock.

That is all for today folks confinés…..