Recherche Père Noël

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Ce matin c’est un bien étrange message de l’école de mes enfants qui a attiré mon attention : 

Madame, Monsieur,

Notre Père Noël est souffrant et ne pourra pas venir dans les classes jeudi matin.

Si vous connaissez un remplaçant, merci de me prévenir.

J’avais des doutes quant à l’éxistence de ce personnage. Et voilà qu’on m’annonce qu’il y en aurait potentiellement plusieurs.

Décidément voilà une journée qui commence mal.

En attendant bonnes fêtes à tous et à toutes

 

Le vieux nous mate, j’y crois pas !

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À souvent voyager, on apprend à repérer rapidement les nuisances potentielles.

Dimanche soir, malgré la foule habituelle des fins de week-end, le voyage s’annonçait paisible. Une chose me semblait certaine, ma voisine, une jolie brune d’une trentaine d’années, aromatisée à la vanille, aussi polie, souriante que distante, n’allait pas troubler la tranquillité à laquelle j’aspirais. À peine installée, elle a entamé en souriant béatement une conversation textos enflammée qu’elle n’interrompra que brièvement pour avaler trois sushis au thon et trois au saumon arrosés de rasades de soda sans sucre…

Pendant un moment, j’ai eu des doutes sur l’un des quatre passagers assis derrière nous. Notamment lorsque son téléphone s’est mis à sonner.

Allô, je suis dans le train, dit-il avec un accent du sud. J’arrive dans 1 h 30.  S’il n’y a pas de problème… OK. À tout à l’heure…

Il raccroche.

Je respire.

Le repos est de courte durée. Quelques secondes et le téléphone sonne à nouveau.

Allô, oui. Oui ? Oui ? Non ! Il semble agacé… Y fait chier ce con… Vous avez décaissé le chemin avec la Poclain ? Ah ok. Vous avez reçu le concassé ? Combien de tonnes ? Ok. (Silence pesant) Il se lève. D’une main, il enfile un pan de sa chemise dans son pantalon. Se gratte la bedaine, puis le crâne avant de s’attarder sur son entre-jambe.

Comment ça, il ne veut pas de feutre géotextile ? Comment ça, c’est trop cher ? Il se fout de ma gueule ou quoi ?

Conscient de la multiplication des soupirs et des regards en biais, il finit par se diriger vers le couloir le téléphone vissé à l’oreille.

Je me cale dans mon fauteuil et ferme les yeux.

Demande-lui, c’est quoi son nom, dit une voix féminine sur ma gauche.

J’ouvre un œil puis l’autre. Deux adolescentes se sont installées à ma gauche. Une grande brune au visage anguleux et une petite blonde boulotte maquillées à outrance.

Demande-lui son âge, poursuit la même voix, celle de la grande, pendant que sa complice, pianote de ses doigts boudinés l’écran de son téléphone.

Yves ? ce n’est pas un peu relou comme nom ? Demande la plus petite. On dirait un nom de vieux…

Demande-lui combien il mesure ? Suggère la grande en lisant par-dessus l’épaule de la plus petite. Il en met du temps pour répondre dit la grande…

Ça doit être un nain, pouffe la petite. Ah, il vient de répondre 1m 77… Ce n’est pas un nain. Elle rit bêtement.

Dis-lui que tu ne le crois pas…

La petite s’exécute : « Je ne te crois pas ».

Il me demande « pourquoi ? », dit la petite.

Réponds-lui : « tu as trop tardé pour être sincère ». Et ajoute qu’il est trop vieux. Qu’on ne cherche pas des mecs de l’âge de nos parents…

Elles gloussent alors que la petite s’exécute…

Regarde, le mec y me parle de sa teub. J’y crois pas ! Elles gloussent de plus belle en se trémoussant.

Puis la soudain la grande se penche vers l’oreille de la petite et lui dit, pensant certainement que je n’entends pas à cause de mon casque audio : « Eh, le vieux d’à côté est en train de nous mater, je n’y crois pas… Il n’a pas honte ? »

Dans la tête d’un sociopathe

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Si un jour vous décidé de tromper votre conjoint, ou si c’est déjà le cas, faites bien attention au partenaire de la personne avec laquelle vous  mener votre double vie, voir même à votre mari ou femme légitime…  Une personne peut en cacher une autre.

Une-Vie-Exemplaire-Jacob-M.-AppelUne vie exemplaire,
de Jacob M. Appel. Éd. de la Martinière.
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Renon. 286 p., 21,50 €

Jeremy Balint est un jeune et brillant cardiologue. Il est marié et père de deux ravissantes petites filles. Lorsqu’il se rend compte que son épouse le trompe avec l’un de ses collègues depuis des années, sa vie bascule. Il se met en tête de supprimer l’amant de sa femme. Méticuleux, organisé, froid, il va mettre en place une organisation redoutable.
L’auteur, qui a publié de nombreuses nouvelles dans des revues aux États-Unis, est psychiatre de formation. Il a notamment beaucoup travaillé avec la police de New York. Et cela se sent dans ce roman où il nous plonge dans la tête d’un sociopathe ou psychopathe de pire espèce. Jeremy Balint, est en apparence une personne ordinaire, souriante, aimable, aimante, dévouée, en résumé une personne normale et intégrée. Cette bonne santé mentale n’est toutefois qu’une illusion, un masque. Jeremy est incapable de ressentir la moindre empathie ou compassion pour ses congénères et cela va le conduire à commettre de nombreux crimes…
Outre le fait que l’auteur nous éclaire sur la complexité de ce type de personnage, il a également un talent certain pour nous tenir en haleine jusqu’au bout… Ce roman n’est pas un livre de plus sur les tueurs en séries mais une autre façon d’aborder le sujet à la manière d’American Psycho ou de Dexter auxquels on ne peut s’empêcher de penser…